A peine arriv\u00e9 au P\u00e9rou, S\u00e9bastien avait retrouv\u00e9 une des clefs de la voiture dans un sac. Nous en profiterons pour renvoyer une ou deux bricole en esp\u00e9rant nous all\u00e9ger de quelques grammes. Quel pataqu\u00e8s pour envoyer un malheureux colis ! Il faut que l’ensemble du contenu soit inspect\u00e9, que chaque objet soit d\u00e9clar\u00e9 sur une feuille, puis la m\u00eame chose est renseign\u00e9e sur l’ordinateur. Ensuite il faut noter le nom de l’exp\u00e9diteur, l’adresse d’envoi, \u00e0 nouveau il faut rentrer les m\u00eames informations \u00e0 l’ordinateur et enfin joindre une copie du passeport de l’exp\u00e9diteur … En bref, il nous faut une bonne heure de palabre pour renvoyer la fameuse clef. Ca m’apprendra \u00e0 avoir la t\u00eate en l’air. Il est maintenant 5h pass\u00e9e. Plus question de reprendre la route. Nous trouvons une pension familiale fort sympathique dont le beau fr\u00e8re du patron est un cycliste chevronn\u00e9 qui nous fournie une mine d’infos, en anglais qui plus est. chaque jour nous faisons quelques efforts pour apprendre un peu d’espagnol, mais sorti des bases, des directions de routes ou des situations de restaurant, les progr\u00e8s restes minces. Il va falloir booster tout \u00e7a.<\/p>\n<\/a>Pour aller \u00e0 Huanuco, nous d\u00e9cidons de prendre par la route qui passe par le Parque Nacional Huscaran. Pour cela nous prenons la route qui passe par Huaraz. En sortie de Caraz, un panneau nous indique 54km. De ce que nous jugeons sur notre carte, une vingtaine de kilom\u00e8tres de plus nous emm\u00e8nerons jusqu’au parc, soit 70km sur la journ\u00e9e … faisable. La route qui m\u00e8ne \u00e0 Huaraz est la route nationale 3. Une grosse route asphalt\u00e9e qui circule beaucoup. Arriv\u00e9 \u00e0 Carhuaz, nous d\u00e9chantons d\u00e9j\u00e0. Il est 12h et nous n’avons fait 30km. Pire encore, Carhuaz est situ\u00e9 bien avant la moiti\u00e9 de la route vers Huaraz ! Les premiers doutes s\u2019immiscent. Nous d\u00e9jeunons tout de m\u00eame au soleil sur la Plaza de Armas au son d’un orchestre qui semble jouer en l’honneur d’un mariage. S’ensuit un petite glace pour nous remonter le moral et nous sommes repartis. Certes l\u2019asphalte roule bien, mais la circulation dense nous g\u00e2che le plaisir. On nous fr\u00f4le, on nous klaxonne le tout dans un brouhaha continu et dans une odeur de gaz d’\u00e9chappement. 50km au compteur et nous sommes toujours loin de Huaraz. Au bout de 73km et apr\u00e8s une longue mont\u00e9e interminable nous arrivons enfin \u00e0 la Plaza de Armas. Il est 16h, nous filons \u00e0 la poste.<\/p>\n
Huaraz – La Union J2<\/h3>\n
30km, 800m<\/h4>\n