Contrairement aux jours pr\u00e9c\u00e9dents, le soleil est de la partie aujourd’hui. Nous longeons un grand lac plein de fermes piscicoles sur une route toute neuve et peu fr\u00e9quent\u00e9e. Tout autour de nous des belles petites montagnes nous sugg\u00e8rent qu’il y aura bien quelques cols \u00e0 franchir aujourd’hui.<\/p>\n
Il y a moins de monde sur la route aujourd’hui, ce qui n’est pas pour nous d\u00e9plaire. Nous finissons d’atteindre le bout du lac pour le repas de midi et tombons par hasard sur un boui boui, peu reluisant de prime abord. Nous y commandons bien entendu des soupes de nouilles. A cot\u00e9 de nous se d\u00e9roule une partie de carte qui attire aussi quelques spectateurs. La tension est palpable et les joueurs restent concentr\u00e9s. Alors que nous d\u00e9gustons comme il se doit nos Mi Fen, le patron nous offre quelques poissons frits pas mauvais du tout.
<\/a>Nous demandons s’il existe une route qui nous permettrait de couper \u00e0 travers champs pour raccourcir notre journ\u00e9e, mais on nous fait signe que non. C’est donc parti pour la petite boucle par le sud pour contourner un massif qui ne parait pourtant pas si terrible que \u00e7a. <\/p>\nLe vent se met \u00e0 souffler avec la bonne id\u00e9e de nous venir dans le dos. Nous rattrapons vite une route importante et retrouvons imm\u00e9diatement les inconv\u00e9nients habituels. Munis de notre carte nous cherchons un passage plus calme. Par deux fois les locaux nous disent qu’il n’y a pas de route, mais notre obstination paye lorsque nous l’a trouvons quand m\u00eame. Nous p\u00e9dalons tranquillement \u00e0 travers de nouveaux champs d’orangers et \u00e9vitons une belle portion de 10 kilom\u00e8tres de la route 321 si passante que nous n’avons plus qu’\u00e0 remonter sur 6 kilom\u00e8tres avant de nous engouffrer dans la vall\u00e9e aux papillons. La route sinueuse qui la remonte ne d\u00e9voile le village qu’au dernier moment.<\/p>\n
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