Pour rejoindre Muang Ngoi, la route serpente le long de la rivi\u00e8re Nam Ou et vallonne gentiment. Les 23 kilom\u00e8tres que nous n’avons pas pu faire hier sont vite aval\u00e9s et nous arrivons bien \u00e0 l’heure pour pouvoir attraper la barque de 11h qui reste aujourd’hui encore le seul moyen de rallier le village de Muang Ngoi. Les horaires ne sont pas aussi pointilleux qu’en Nouvelle Z\u00e9lande et nous finissons par d\u00e9marrer vers 12h pour une heure de remont\u00e9e de rivi\u00e8re \u00e0 travers quelques petits rapides pas bien m\u00e9chants. Entass\u00e9s \u00e0 l’arri\u00e8re sans place pour les jambes nous sommes bien content que la travers\u00e9e ne soit pas plus longue.<\/p>\n Une fois d\u00e9barqu\u00e9s, nous nous \u00e9lan\u00e7ons sur les petits chemins pour aller \u00e0 la rencontre de ces villages laotiens. Nous marchons \u00e0 travers les rizi\u00e8res ass\u00e9ch\u00e9es surplomb\u00e9es de falaises de karst impressionnantes. Le coin est tr\u00e8s charmant. Les villages sont de v\u00e9ritables cartes postales. Les habitants profitent de la baisse d’activit\u00e9 de la saison s\u00e8che pour r\u00e9parer les maisons, fabriquer du fil et tisser les sarongs, en un mot, faire toutes les petites activit\u00e9s qui passent au second plan pendant les p\u00e9riodes de cultures. Une grande ribambelle de gamins jouent un peu partout. Nous en croisons un groupe particuli\u00e8rement occup\u00e9 \u00e0 p\u00eacher au harpon dans une rivi\u00e8re. Hormis quelques d\u00e9tails de modernit\u00e9, ces petits villages semblent v\u00e9ritablement hors du temps. Tout est fait \u00e0 la main, les v\u00eatements, les habitations, les outils.<\/p>\n En fin de journ\u00e9e, nous retournons dans le premier village travers\u00e9e pour trouver un endroit o\u00f9 dormir. La premi\u00e8re guest house envisag\u00e9e \u00e9tant pleine, nous nous rabattons sur la seconde. Le propri\u00e9taire sympathique explique \u00e0 S\u00e9bastien quelques techniques d’utilisation du bambou puis nous passons \u00e0 la salle de bain commune du village, la rivi\u00e8re, que tous partagent y compris les canards et les buffles. Notre pr\u00e9sence et nos ablutions font sourire quelques personnes. Nous passons ensuite \u00e0 table pour une soupe de bambou et des nouilles de riz aux l\u00e9gumes assez go\u00fbtus.<\/p>\n Beaucoup de temples anciens ont \u00e9t\u00e9 \u00e9pargn\u00e9s de la guerre. Au style tr\u00e8s d\u00e9cor\u00e9 mais plus sobre que les temples tha\u00eflandais avec beaucoup de bois, ils abritent une population monastique importante. Nous n’avions pas crois\u00e9 beaucoup de moines jusqu’\u00e0 pr\u00e9sent dans le pays. Un apr\u00e8s-midi nous partons faire la visite du Palais royal et du mont XX qui lui fait face et donne une belle vue panoramique sur la ville. Et le soir venu, nous montons dans le bus de nuit vers Vientiane pour aller faire nos visas chinois sur la journ\u00e9e avec retour le soir m\u00eame par un autre bus de nuit. Le programme est charg\u00e9, mais nous pr\u00e9f\u00e9rons passer plus de temps dans les parages que d’attendre les visas \u00e0 Vientiane. Les v\u00e9los eux restent \u00e0 Luang Prabang.<\/p>\n Nous finissons tout de m\u00eame par rejoindre cette fameuse descente et filons tranquillement sur la route. Nous passons la ville de Kasy qui regorge de guest houses et d’h\u00f4tels mais il est encore trop t\u00f4t pour s’arr\u00eater. A la sortie de la ville nous voyons encore une guest house tous les kilom\u00e8tres et filons confiants. Bien entendu, lorsque nous commen\u00e7ons \u00e0 songer \u00e0 notre arr\u00eat, plus de possibilit\u00e9s de logement. La loi de Murphy est dure, mais c’est la Loi. Fatigu\u00e9s apr\u00e8s 120 kilom\u00e8tres nous faisons une ultime pause fruits pour d\u00e9cider si nous posons la tente ou si nous poussons co\u00fbte que co\u00fbte jusqu’au prochain village. Il y a quand m\u00eame un raidillon de 200m \u00e0 franchir et nos mollets menacent de faire gr\u00e8ve. C’est alors que d\u00e9barque un jeune lao. “Do you want to sleep in my home ?” Un bref regard entre nous et l’affaire est entendue. Nous nous faisions justement la r\u00e9flexion qu’il \u00e9tait plus ais\u00e9 de demander l’hospitalit\u00e9 au Cambodge qu’au Laos et voil\u00e0 qu’elle nous est offerte spontan\u00e9ment.<\/p>\n La maison est simple et assez d\u00e9nu\u00e9e de confort. La t\u00e9l\u00e9 est peut \u00eatre bien le seul appareil \u00e9lectrique du logis. La cuisine nous rappelle le P\u00e9rou et la Bolivie. C’est une pi\u00e8ce s\u00e9par\u00e9e, toute simple. En guise de four, un feu au centre et un jeu de marmite pour cuire le riz, le poisson et les l\u00e9gumes, mais surtout le riz. C’est vraiment l’aliment principal. Du riz le matin, le midi, au go\u00fbter et le soir et un peu d’accompagnement. Ici ils le pr\u00e9f\u00e8rent “khao gnao”, sticky rice et sont tout \u00e9tonn\u00e9s de voir que nous l’appr\u00e9cions aussi de la sorte. Apr\u00e8s 122 kilom\u00e8tres, m\u00eame Laetitia appr\u00e9cie le riz, sous n’importe quelle forme.<\/p>\n La ville de Viang Vieng est connue comme la ville de la f\u00eate au Laos. Des hordes de backpackers s’y retrouvent pour faire la f\u00eate dans les seuls bars Laos qui ferment au del\u00e0 de minuit. Nous arrivons vers 10h30 dans une ville qui est donc plut\u00f4t calme. Viang Vieng n’a pas particuli\u00e8rement de charme en elle m\u00eame. Des rang\u00e9es de restaurants affichent tous la m\u00eame liste impressionnante de plats italiens, fran\u00e7ais, anglais, am\u00e9ricains, espagnols et une ou deux sp\u00e9cialit\u00e9s du Laos. La campagne autour est par contre tr\u00e8s jolie. Les reliefs de Karst abruptes s’\u00e9l\u00e8vent de rizi\u00e8res qui s’\u00e9talent dans tous les fonds de vall\u00e9e pour former un paysage tr\u00e8s plaisant. <\/p>\n Apr\u00e8s Viang Vieng, la route 13 jusque l\u00e0 potable devient de plus en plus d\u00e9sagr\u00e9able. D\u00e9j\u00e0, le trafic assez intense de bus et de camions suffit \u00e0 lui tout seul \u00e0 nous rebuter. Pour parfaire le tableau, les \u00e9quipes en charge du maintient de la route sont r\u00e9guli\u00e8rement affair\u00e9es \u00e0 d\u00e9monter le peu de bitume sain \u00e0 coup de pelleteuse pour le remplacer par un champ de cailloux et de poussi\u00e8re. L’objectif \u00e0 terme est de refaire la route, mais pour l’instant ils ne semblent avoir le budget que pour la d\u00e9faire. Nous nous retrouvons \u00e0 nouveaux dans une poussi\u00e8re intense et sentons \u00e0 nouveau ces sensations de gorge et de nez pris. <\/p>\n Au kilom\u00e8tre 80 tant esp\u00e9r\u00e9, c’est la d\u00e9livrance. Nous sortons enfin de cette route 13 en direction d’un village o\u00f9 nous devrions pouvoir dormir. D’entr\u00e9e quelques grands sourires nous accueillent et tout va mieux. Nous arrivons \u00e0 destination avec les derni\u00e8res lueurs de la journ\u00e9e, un \u00e9co-village en bord de rivi\u00e8re avec un bungalow, une douche chaude et une petite BeerLao pour nous remettre de tant d’\u00e9motion.<\/p>\n Apr\u00e8s \u00eatre pass\u00e9 de l’autre c\u00f4t\u00e9 de la rivi\u00e8re nos doutes se trouvent confirm\u00e9s. Quelques beaux monts nous font face et la route passe clairement \u00e0 travers. Heureusement ils ne sont pas nombreux et nous retournons vite dans la vall\u00e9e au milieu des rizi\u00e8res. Nous suivons la route n\u00b010, bien plus sympathique que la n\u00b013. Les pelleteuses ne sont pas encore venues labourer le bitume et nous pouvons donc relever un peu le nez de la route pour profiter de la vue. <\/p>\n L’heure tourne et nous poussons tout ce que nous pouvons pour arriver dans les temps. Un panneau en bord de route nous confirme la petite erreur d’estimation, \u00e7a sera plut\u00f4t autour de 130 kilom\u00e8tres. Au fur et \u00e0 mesure que nous approchons de la capitale, la circulation se densifie. Au loin nous apercevons finalement quelques monuments connus. Il est 15h30, peut \u00eatre que l’ambassade est encore ouverte ? Ce serait quasiment inesp\u00e9r\u00e9 pour une ambassade, mais nous tentons notre chance quand m\u00eame et arrivons devant une porte m\u00e9tallique pratiquement ferm\u00e9e. Derri\u00e8re, la salle des visas est d\u00e9serte mais une t\u00eate d\u00e9passe tout de m\u00eame du comptoir. \u00c0 notre grande surprise nous ne sommes pas refoul\u00e9s et on nous donne m\u00eame les passeports ! <\/p>\n<\/a>Avant de d\u00e9marrer la journ\u00e9e, nous passons ravitailler au march\u00e9 du village. En cette heure matinale il grouille de monde et les \u00e9tals sont bien plus app\u00e9tissants que ce que nous avions vu jusqu’\u00e0 pr\u00e9sent. En fait, il semblerait que les march\u00e9s fonctionnent surtout t\u00f4t le matin, entre 5h et 7h, apr\u00e8s quoi de nombreux vendeurs replis leur \u00e9tal et filent travailler dans les champs. <\/p>\n
<\/a>Ici il n’y a pas beaucoup de v\u00e9hicules motoris\u00e9s, quelques scooter \u00e0 peine. Il y a quelques grottes dans les falaises de karst. La plupart on trouv\u00e9 une grande utilit\u00e9 lors des guerres d’Indochine pour se prot\u00e9ger des bombardements. <\/p>\n
<\/a><\/p>\n
Louang Prabang<\/h3>\n
<\/a>Nous rallions la ville de Louang Prabang \u00e0 moiti\u00e9 en bateau, \u00e0 moiti\u00e9 en v\u00e9lo et finissons le trajet de nuit. Nous arrivons dans une ville \u00e0 l’ambiance sympathique. Des petites lumi\u00e8res donne aux ruelles une atmosph\u00e8re tamis\u00e9e qui correspond bien avec la vie nocturne tranquille des lieux. Contrairement au reste du Laos qui a tendance \u00e0 se coucher avec le soleil, Louang Prabang veille un peu plus tard, tout en restant raisonnable. Cette ancienne capitale du pays au style architectural colonial fran\u00e7ais conserv\u00e9 et restaur\u00e9 est tout \u00e0 fait charmante de jour aussi. Les nouvelles constructions ont suivi la tendance et le tout apporte une coh\u00e9rence et un rendu bien r\u00e9ussi. Les traces du passage fran\u00e7ais sont nombreuses, comme toutes ces boulangeries p\u00e2tisseries et les caf\u00e9s. Nous ne r\u00e9sistons pas longtemps \u00e0 l’appel des croissants et du chausson aux pommes.<\/p>\n
<\/a>Ici, ils sont partout. La ville est class\u00e9e au patrimoine mondial de l’UNESCO, r\u00e9sultat pas de v\u00e9hicule motoris\u00e9 dans le centre, ce qui la rend tr\u00e8s calme et sympathique pour se balader \u00e0 pied ou en v\u00e9lo. Nous prenons un grand plaisir \u00e0 faire une petite pause de v\u00e9lo et \u00e0 nous y balader \u00e0 pied.<\/p>\n
Luang Prabang – Khew Kacham<\/h3>\n
86,5km +1980m, -900m<\/h4>\n
<\/a>Premier jour d\u00e9marrage tardif mais en forme apr\u00e8s un croissant et un caf\u00e9. Les bus de nuit ont finalement \u00e9t\u00e9 suffisamment confortables et nous avons r\u00e9ussi \u00e0 dormir quelques pr\u00e9cieuses heures. Plusieurs endroits pour dormir en vue, le premier desquels se trouve vers 80 kilom\u00e8tres apr\u00e8s 2 grosses mont\u00e9es. Le lonely planet s’est r\u00e9cemment mis \u00e0 d\u00e9crire des routes pour son lectorat cycliste et cette portion \u00e0 droit \u00e0 un petit encart qui dit \u00e0 peu pr\u00e8s ceci : “De Luang Prabang \u00e0 Vang Vien, Khew Kacham dispose d’un march\u00e9 et de 3 guest houses basiques offrant une possibilit\u00e9 d’\u00e9tape pour les cyclistes au bout de 5 heures de p\u00e9dalage”. Apr\u00e8s cette lecture nous nous disons que nous nous poserons sans doute dans la ville d’apr\u00e8s, mais tr\u00e8s vite il devient clair que Khew Kacham sera d\u00e9j\u00e0 une grosse \u00e9tape \u00e0 elle toute seule. En plus, il n’y a rien avant hormis quelques petits villages laos qui n’ont rien de pr\u00e9vu pour les cyclistes de passage, pas m\u00eame un restaurant. En guise de ballade de 5h, ce sont 86 kilom\u00e8tres et pas loin de 2000m de d\u00e9nivel\u00e9 qu’il faut affronter et deux fois. Deux interminables mont\u00e9es pour lesquelles nous mettons 7h30 de p\u00e9dalage sans compter les pauses pour rallier le village apr\u00e8s le coucher de soleil, \u00e9reint\u00e9s.<\/p>\n
Khew Kacham – Pha Chao<\/h3>\n
122km, +1630m, -2600m<\/h4>\n
<\/a>Cette fois nous jetons un regard plus pr\u00e9cis sur la route du jour. Apr\u00e8s la surprise d’hier, nous souhaitons savoir un peu mieux ce qui nous attend. La route que nous allons faire dispose d’un diagramme de d\u00e9nivel\u00e9 sur notre carte. Une premi\u00e8re descente, une belle mont\u00e9e relativement courte, puis une autre descente qui remonte dans la foul\u00e9e plus gentiment puis enfin une belle descente ponctu\u00e9e de deux petites bosses qui semblent inoffensives. Voil\u00e0 un programme qui nous pla\u00eet. Nous passerons de 1400m \u00e0 400m d’altitude. Parfait ! … En tout cas en th\u00e9orie. En pratique, les belles descentes sont tellement raides qu’elles sont vite aval\u00e9e. Les petites remont\u00e9es, elles, ne se passent pas aussi facilement. Nous ne voyons jamais arriver cette fameuse descente finale qui paraissait si prometteuse. Alors que nous pensions descendre, nous nous retrouvons \u00e0 monter tout de m\u00eame 1600m, ce qui place cette journ\u00e9e de descente parmi nos plus grosses journ\u00e9es de mont\u00e9e, un comble ! Le moral en prend un joli coup.<\/p>\n
<\/a>Nous rebroussons donc chemin de quelques centaines de m\u00e8tres pour rejoindre le village de Pha Chao et la maison de notre h\u00f4te. Quelques jeunes hommes du village viennent de se mettre au cours d’anglais au lyc\u00e9e et cherchent des touristes \u00e9trangers pour pratiquer en les invitant \u00e0 passer la nuit. Une initiative sympathique et qui ne pouvait pas tomber plus \u00e0 point ce soir. Alors que la nuit commence d\u00e9j\u00e0 \u00e0 tomber, nous sommes invit\u00e9s \u00e0 passer \u00e0 la salle de bain, un tuyau reli\u00e9 directement \u00e0 la rivi\u00e8re et qui dessert le centre du village qu’y s’y retrouver pour les ablutions quotidiennes. Chacun se savonne copieusement sur le c\u00f4t\u00e9 en attendant son tour pour passer au rin\u00e7age. La temp\u00e9rature de l’eau est juste ce qu’il faut pour ne pas risquer d’embouteillage. Nous retournons ensuite pour passer \u00e0 table, suivi par une bonne moiti\u00e9 du village assez curieux de voir les derniers invit\u00e9s. Tour \u00e0 tour les jeunes nous posent des questions. Ce sont souvent les m\u00eames d’une personne \u00e0 l’autre, mais nous sentons que leur envie de pratiquer est r\u00e9elle et nous nous pr\u00eatons volontiers au jeu. Ils sont d\u2019ethnie Kamu et nous apprennent aussi quelques mots dans leur langue au passage.<\/p>\n
<\/a>Quand vient le moment de dormir, on nous regarde un peu g\u00ean\u00e9, puis le jeune homme le plus agile en anglais nous dit que nous ne pourrons pas dormir ensemble cette nuit. Les croyances du village indiquent que les esprits des anc\u00eatres continuent d’habiter la maison familiale et il ne faut pas les offenser en dormant ensemble. Laetitia a donc sa couche personnelle et S\u00e9bastien partage un bout de chambr\u00e9e avec les gar\u00e7ons de la famille. Il est vrai que nous n’avions pas vu beaucoup d’hommes dans les parages de la maison, vivent-ils s\u00e9par\u00e9s ? Le nombre impressionnant de marmots nous fait dire qu’ils doivent quand m\u00eame arriver \u00e0 se trouver du temps en commun.<\/p>\n
Pha Chao – Nam Lik<\/h3>\n
134 km, +600m, -800m<\/h4>\n
<\/a>Nous quittons ces charmants Kamus alors qu’ils enfourchent leurs v\u00e9los pour aller en cours et prenons la direction de Vang Vieng. Au passage du fameux raidillon nous sommes bien contents de ne pas avoir eu \u00e0 le grimper la veille. Il n’est pas si affreux ce matin avec les jambes fra\u00eeches, mais hier, il aurait \u00e9tait fatal. Au sommet nous nous retrouvons face \u00e0 une belle vall\u00e9e toute plate qui s’\u00e9tend \u00e0 perte de vue. “Perte de vue” n’est pas si long que \u00e7a dans ces contr\u00e9es enfum\u00e9es, mais \u00e7a fait toujours du bien au moral.<\/p>\n
<\/a>70 kilom\u00e8tres nous s\u00e9parent de la jonction avec la route 10 qui devrait nous permettre d’\u00e9viter le reste de ce cauchemar jusqu’\u00e0 Vientiane. Ce qu’ils sont longs ces kilom\u00e8tres. Heureusement la route est plut\u00f4t plate et nous pouvons d\u00e9rouler un peu. Mais pousser sur les p\u00e9dales implique de gober de plus grandes quantit\u00e9s de cet fum\u00e9e rouge et nous ne souhaitons pas que nos poumons se recouvrent \u00e0 la mani\u00e8re de toutes ces plantes que nous voyons au bord de la route.<\/p>\n
Nam Lik – Vientiane<\/h3>\n
134 km<\/h4>\n
<\/a>La nuit f\u00fbt calme, sans coq, sans effervescence matinale … Du coup nous nous levons tranquillement sur le coup de 6h15 ! Forc\u00e9ment les mauvaises habitudes se prennent vite. En m\u00eame temps ce n’est pas plus mal. Nous avons une centaine de kilom\u00e8tres \u00e0 faire pour rejoindre Vientiane o\u00f9 nous aimerions arriver suffisamment t\u00f4t pour r\u00e9cup\u00e9rer nos passeport fra\u00eechement dot\u00e9s de visas chinois. Nous partons \u00e0 travers la campagne lao vallonn\u00e9e sur des chemins de terre rouge qui passent de petits villages qui nous font un peu penser \u00e0 la Tha\u00eflande avec leurs maisons en dur, les nombreuses \u00e9choppes et des jardins entretenus. Nous pensions rejoindre rapidement Thalat, mais il nous faut finalement plus de 3\u00e0 kilom\u00e8tres pour y parvenir. Cette journ\u00e9e serait-elle plus coriace que nous ne l’avions envisag\u00e9e ? <\/p>\n