Ce que nous retenons surtout de cette ville ce sont ces beaux march\u00e9s dont des march\u00e9s nocturnes dont on nous dit qu’ils sont cr\u00e9\u00e9s de toute pi\u00e8ce pour les touristes mais avec leurs quantit\u00e9 astronomiques de nourriture app\u00e9tissantes dans tous les sens, ils restent int\u00e9ressants tout de m\u00eame. Nous profitons aussi de cette capitale du massage tha\u00eflandais pour tester nos premiers massages asiatiques en commen\u00e7ant simplement par les jambes pendant une demi heure. Laeti tombe sur une jeune femme et Seb sur une dame plus exp\u00e9riment\u00e9e. Nous repartons les jambes l\u00e9g\u00e8res.<\/p>\n Nous repartons de la ville comme d’habitude un peu fatigu\u00e9s, mais gonfl\u00e9s \u00e0 bloc. Le PC est r\u00e9par\u00e9, le porte bagage est ressoud\u00e9, la cam\u00e9ra est reviss\u00e9e et nous avons maintenant une bonne id\u00e9e de notre itin\u00e9raire au Laos !<\/p>\n Finalement \u00e0 2 kilom\u00e8tres du sommet, nous arrivons dans un village o\u00f9 un karaok\u00e9 \u00e9m\u00e9ch\u00e9 bat son plein. Il se fait un peu tard et le village regorge d’h\u00f4tels. Du coup nous d\u00e9cidons de nous poser l\u00e0. Cette journ\u00e9e nous a r\u00e9concili\u00e9 avec les paysages tha\u00efs.<\/p>\n Nous poursuivons sur la m\u00eame route qu’hier qui, fid\u00e8le \u00e0 elle m\u00eame, nous donne bien du fil \u00e0 retordre dans les mont\u00e9es. Cette fois cependant, elle nous gratifie r\u00e9guli\u00e8rement de belles descentes. De ces montagnes russes, nous profitons aussi de beaux points de vue sur la Tha\u00eflande. La r\u00e9gion est assez d\u00e9serte en comparaison du reste du pays. Quelques petits villages apparaissent de temps en temps pr\u00e8s de la route, mais nous ne croisons pas grand monde. La route longe une ligne de cr\u00eate et les locaux se sont donn\u00e9s bien du mal \u00e0 accrocher leur cultures aux parois raides. Sur le coup de midi, nous atteignons le point culminant de la route juste au pied du Doi Pha Thang. Les mollets surchauff\u00e9s et le ventre creux nous c\u00e9dons rapidement aux appels d’un petit restaurant et de sa terrasse avec vue sur la vall\u00e9e. <\/p>\n<\/a>Chiang Mai est une ville en 2 parties, une ville ancienne abrit\u00e9e derri\u00e8re sa muraille carr\u00e9e et une ville nouvelle tout autour. Dans la vieille ville se trouve une multitude de temples, d’h\u00f4tels et de restaurants pour touristes alors que la ville nouvelle est plut\u00f4t destin\u00e9e aux locaux avec ses magasins et ses quartiers r\u00e9sidentiels. En cette saison elle souffre d’une forte pollution en raison des cultures sur br\u00fblis qui s\u00e9vissent tout autour. <\/p>\n
<\/a>Nous sommes h\u00e9berg\u00e9s par un couple australo-vietnamien qui vit ici \u00e0 Chiang Mai depuis 6 mois. Barbara qui profite de leurs fr\u00e9quents d\u00e9m\u00e9nagements dans toutes l’Asie pour alimenter son blog sur la cuisine, nous emm\u00e8ne dans un restaurant servant des plats typiques. Nous y allons en esp\u00e9rant pouvoir go\u00fbter des plats particuli\u00e8rement exotiques. Le menu arbore en effet des sp\u00e9cialit\u00e9s d’insectes et nous prenons une soupe d\u2019\u0153ufs de fourmis rouge et un plat de vers de bambou fris auquel nous ajoutons tout de m\u00eame des plus grands classiques, un curry, des nems et du poulet. Malheureusement le festin est un peu trop relev\u00e9 pour Laetitia qui ne trouvera pas grand chose \u00e0 son go\u00fbt. Seb lui se r\u00e9gale et finit les plats de fourmis et de vers. <\/p>\n
Phayao – Phu Chi Fa<\/h3>\n
70km + 70km, +1400m, -200m<\/h4>\n
<\/a>Nous sortons de Chiang Mai en bus direction Phayao, petite bourgade tranquille au bord d’un lac artificiel qui sert de bassin de r\u00e9tention d’eau pour l’irrigation de la plaine. Nous croisons peu de touristes dans les parages et sommes accueillis par un grand nombre de sourires et de saluts. La route plate navigue entre petits villages et champs cultiv\u00e9s et ne voit pas pass\u00e9 beaucoup de trafic, ce qui nous pla\u00eet bien. Nous prenons donc le temps de l’appr\u00e9cier, mais en fin de journ\u00e9e le vent se l\u00e8ve et nous oblige \u00e0 pousser sur les p\u00e9dales. Au loin commencent \u00e0 poindre les quelques montagnes qu’il nous faudra gravir demain. Nous avons h\u00e2te d’y \u00eatre. Finalement nous arrivons \u00e0 Chang Kham un peu avant la tomb\u00e9e de la nuit. Nous y trouvons un h\u00f4tel et de quoi manger du premier coup. \u00c7a nous change des derni\u00e8res fois o\u00f9 il avait fallu batailler un peu plus. \u00c0 peine revenus du march\u00e9, une grosse pluie s’abat sur la ville et nous l’entendons frapper lourdement sur les volets de notre chambre. Une aubaine, \u00e7a nettoiera l’atmosph\u00e8re de la poussi\u00e8re et de la pollution.<\/p>\n
<\/a>Le lendemain nous empruntons une route qui longe la fronti\u00e8re entre Laos et Tha\u00eflande. Elle nous laisse tout juste le temps de chauffer les muscles sur quelques kilom\u00e8tres de plat avant de commencer \u00e0 se redresser. Arriv\u00e9e \u00e0 une cascade nous profitons d’une petite ballade pontonn\u00e9e au milieu de la for\u00eat vers la source d’eau chaude qui est \u00e0 l’origine de la cascade pour nous d\u00e9gourdir les jambes. Puis c’est parti pour 30 kilom\u00e8tres de mont\u00e9e, 10 bien raides suivis de 20 le long de la cr\u00eate. Nous traversons encore une fois des champs tout verts et des for\u00eats encore debout. Cette partie de la Tha\u00eflande est beaucoup moins s\u00e8che que la fronti\u00e8re birmane. Nous montons beaucoup et ne redescendons pas souvent, ce qui a au moins le m\u00e9rite de nous offrir de tr\u00e8s belles vues sur la vall\u00e9e malgr\u00e9 l’humidit\u00e9 dans l’air qui emp\u00eache de voir tr\u00e8s loin. Les villages que nous traversons sont tr\u00e8s rustiques, faits de cabanes en bambous simplissimes devant lesquelles sont gar\u00e9s de gros pick up. Le contraste est int\u00e9ressant. <\/p>\n
Phu Chi Fa – Chiang Khong<\/h3>\n
93 km<\/h4>\n
<\/a>N’ayant pas eu notre compte de c\u00f4te hier, nous entamons la journ\u00e9e par la visite du point de vue du Doi Phu Chi Fa, une belle falaise surplombant le Laos qui culmine aux alentours de 1600m. Pour un r\u00e9veil musculaire, il est plut\u00f4t brutal. Des pentes variant de 7 \u00e0 17% se succ\u00e8dent sans discontinuer et nous nous laissent respirer qu’une fois en haut. Nous sommes d\u00e9goulinants et la cr\u00e8me solaire en ressort m\u00eame de la peau. Nous profitons de ces premi\u00e8res vues sur le Laos que nous atteindrons demain si tout se passe bien. D\u00e9j\u00e0 une chose nous frappe. Nous ne voyons pas la moindre trace d\u2019asphalte, juste des pistes en terre. Le pays ne semble pas trop avoir souffert de br\u00fblis, ce qui est un bon signe. <\/p>\n