Au loin nous voyons un bouddha g\u00e9ant qui nous intrigue. Nous allons lui rendre une petite visite et ne sommes pas d\u00e9\u00e7us. En plus de ce b\u00e2timent \u00e9norme en forme de bouddha m\u00e9ditant, une foule de temples et de statues repr\u00e9sentent entre autre des visions de l’enfer qui donnent effectivement envie de se tenir \u00e0 carreaux. Des gens se font empaler, \u00e9ventrer, scier en deux, toute une panoplie de tortures sanguinolentes qui apportent une ambiance \u00e9tonnante. Un temple retient notre attention. Tout en argent, il brille de mille feux au soleil et \u00e0 l’int\u00e9rieur, son bouddha d’argent est entour\u00e9 de miroirs. Une foule de croyants se presse dans ce palais des glaces.<\/p>\n Sur les routes tha\u00efs, il y a beaucoup de l\u00e9zards et de serpents \u00e9cras\u00e9s. Cette foule animale pourtant inanim\u00e9e donne encore moins envie a Laetitia de camper. Nous croisons m\u00eame un petit varan d’un bon m\u00e8tre de long. Apr\u00e8s 5 jours de pause citadine, nous sommes heureux de retrouver nos routines en v\u00e9los: les arr\u00eats casse-cro\u00fbte dans des bouis-bouis au milieu de nulle part, les pauses mangues au bord des rizi\u00e8res. Des petites habitudes qui commen\u00e7aient \u00e0 nous manquer.<\/p>\n<\/a>Que de monde sur les routes. Nous en tentons une une plus petite mais elle est encore tr\u00e8s charg\u00e9e. Nous en cherchons une encore plus petite, puis une autre pour finir par trouver un peu de calme. Heureusement, plus nous nous \u00e9loignons, moins il y a de trafic. La temp\u00e9rature est encore une fois haute et le soleil implacable. Dans les rizi\u00e8res, une foule d’oiseaux se pr\u00e9lassent. H\u00e9rons de toutes sortes, canards et autres esp\u00e8ces semblent cohabiter de mani\u00e8re paisible. Partout o\u00f9 nous allons nous sommes impressionn\u00e9s de voir \u00e0 quel point l’arri\u00e8re pays est vert. Il y a du riz mais aussi des manguiers et des cocotiers partout sur notre passage.<\/p>\n