D\u00e8s les premiers coups de p\u00e9dales nous nous sentons bien. Une joyeuse anarchie r\u00e8gne partout. \u00c7a roule dans tous les sens, \u00e7a klaxonne, il y a des camions, des pi\u00e9tons, des voitures et surtout des motos et autres scooter qui se m\u00e9langent. Les rues sont sales, poussi\u00e9reuses, \u00e7a sent les pots d’\u00e9chappement m\u00eal\u00e9s \u00e0 la nourriture. Sur ces routes d\u00e9pourvues de r\u00e8gle la priorit\u00e9 va au plus gros ou a celui qui la prend, au choix. Nous naviguons au milieu du trafic qui n’est pas tr\u00e8s rapide. Avec ce monde partout et dans tous les sens il est bien difficile d’aller plus vite que nous sur nos v\u00e9los. Nous retrouvons ici un peu de l’atmosph\u00e8re sud am\u00e9ricaine qui nous a tant plu. \u00c9tonnamment, il y a moins de monde que ce que nous craignions.<\/p>\n<\/a>Le trajet en avion fut long. Un premier avion nous a emmen\u00e9 d’Auckland \u00e0 Sydney, puis un deuxi\u00e8me de Sydney \u00e0 Bangkok. L\u00e0 nous avons pass\u00e9 la nuit dans le hall sur nos matelas gonflables avant de prendre un dernier avion vers Phnom Penh. Nous arrivons donc un peu vaseux au Cambodge. D\u00e8s la sortie de l’a\u00e9roport, la chaleur s’abat sur nous. Il fait sacr\u00e9ment chaud ici, surtout apr\u00e8s toutes ces heures pass\u00e9es sous des climatisations diverses et vari\u00e9es. La foule qui attend devant les portes nous regarde passer amus\u00e9e avec nos v\u00e9los charg\u00e9s. D’entr\u00e9e on nous propose un plan de la ville et quelques doigts nous pointent la direction \u00e0 prendre. Au fur et \u00e0 mesure du voyage nous allons de plus en plus au petit bonheur. Alors que nous avions pr\u00e9vu notre arriv\u00e9e \u00e0 Lima dans les moindres d\u00e9tails, ici nous n’avons rien. Nous prenons donc la direction du centre ville.<\/p>\n