En attendant nous ne nous laissons pas abattre pour autant et partons sur le chemin d’un mirador d’o\u00f9 l’on peut voir le Fitz Roy et le glacier qui g\u00eet \u00e0 ses pieds. La ballade est fort sympathique. Le chemin monte tranquillement dans des champs de fleurs et quelques passages de sous bois. Nous prenons plaisir \u00e0 marcher un peu et le soleil rajoute encore \u00e0 l’ambiance printani\u00e8re qui r\u00e8gne aujourd’hui. En haut le paysage se transforme soudainement en un d\u00e9sert de pierres semblable \u00e0 ceux que nous avions connus au nord du Chili. La mont\u00e9e se fait dans un gravier fin qui c\u00e8de un peu sous nos pas et finit m\u00eame par un peu de neige. Mais elle vaut bien l’effort. Nous voyons encore mieux les sommets et nous profitons de m\u00eame d’une vue sur El Calafate en bas et sur l’immense lac Viedma que nous longerons d’ici quelques jours. Nous resterions bien plus longtemps \u00e0 contempler ce paysage, mais il faut bien redescendre vers le confort de notre chambre. La roue de v\u00e9lo a \u00e9t\u00e9 un peu r\u00e9par\u00e9e, mais on nous conseille fortement de changer la jante prochainement.<\/p>\n Le d\u00e9but de la randonn\u00e9e se fait dans une succession de clairi\u00e8res jaunies par des tapis de pissenlits, puis s’enfonce dans un sous bois dense. Nous ne croisons que quelques randonneurs revenant de la zone de camping ce matin. A la sortie du bois, nous longeons un petit cours d’eau fleuri qui nous am\u00e8ne au pied d’une moraine qu’il faut remonter pour arriver au mirador de la lagune. Au bord du lac, de petits icebergs d\u00e9rivent tranquillement sous l’effet du vent. Ils se sont d\u00e9tach\u00e9s d’une langue de glace form\u00e9e par 2 glaciers qui s’\u00e9coulent de part et d’autre du Cerro Torre. Dans nos montagnes, nous avons l’habitude de voir des torrents jaillir des glaciers. Ici la glace descend jusque dans des lacs et s’effondre r\u00e9guli\u00e8rement dans un fracas bruyant. <\/p>\n A la redescente, les hordes de randonneurs sont en marche. Nous repartons \u00e0 nouveau dans un sous bois vallonn\u00e9 o\u00f9 piaillent de nombreux oiseaux. En passant un groupe de japonais \u00e9quip\u00e9s comme pour l’ascension de l’Everest et bard\u00e9s comme \u00e0 leur habitude d’un impressionnant arsenal num\u00e9rique nous avons le plaisir d’observer un bel oiseau agripp\u00e9 \u00e0 un tronc d’arbre. Il s’agit d’un cousin de notre Pic Vert que les argentins appellent Pic G\u00e9ant (Carpintero Gigante). Il sautille le long du tronc en martelant r\u00e9guli\u00e8rement avec son bec en qu\u00eate d’insectes \u00e0 grignoter. Alors que l’heure du pique nique arrive, nous retrouvons nos camarades qu\u00e9b\u00e9cois qui sont d\u00e9j\u00e0 confortablement install\u00e9 entre 2 arbres. Nous les rejoignons et prenons \u00e0 nouveau plaisir \u00e0 discuter avec eux. <\/p>\n Apr\u00e8s les sandwichs, nous repartons sur les chemins ensemble tout en continuant nos bavardages. Le sentier quitte le bois pour rejoindre une lagune paisible avec une vue d\u00e9gag\u00e9e sur les montagnes. Nous avons vraiment de la chance avec la m\u00e9t\u00e9o aujourd’hui. Tous les sommets sont d\u00e9gag\u00e9s et s’offrent \u00e0 nos yeux \u00e9bahis. Le sentier que nous empruntons longe le massif du Fitz Roy qui se d\u00e9couvre au fur et \u00e0 mesure que nous avan\u00e7ons. Nous passons une zone de camping et S\u00e9bastien et Mia s’arr\u00eatent pour y poser leur tente. De notre c\u00f4t\u00e9 nous poursuivons le chemin. Apr\u00e8s une petite grimpette bien raide en zig zag ponctu\u00e9e de passages de marches assez hautes, la vue se d\u00e9gage d’un coup sur La Laguna de Los Tres. Ce lac blanc recouvert de glace se trouve au pied d’un des 2 glaciers qui couvrent la face Est du Fitz Roy. Nous retrouvons Miha, le marcheur Slov\u00e8ne, qui nous conseille de poursuivre vers un promontoire rocheux offrant un point de vue sur une autre lagune plus bas. Nous repartons de l\u00e0 bien malgr\u00e9 nous car l’heure avance et il nous reste encore un peu de marche pour retourner au village. Il n’y a plus personne sur les chemins, ce qui nous laisse encore plus l’occasion d’apercevoir de la vie animale. Nous voyons entre autre un couple de B\u00e9casses affair\u00e9es \u00e0 fouiller les rives d’un petit ruisseau de leur long bec pointu ainsi qu’un putois affol\u00e9 par notre pr\u00e9sence et qui courre dans tous les sens ne sachant pas dans quelle direction s’enfuir. Vers 21h nous voyons enfin les abords d’El Chalten. Apr\u00e8s 13h30 de ballade aujourd’hui, nous ne sommes pas f\u00e2ch\u00e9s de retrouver l’hostal. Le plaisir est un peu g\u00e2ch\u00e9 lorsque La\u00ebtitia d\u00e9couvre avec effroi que la mousse au chocolat qu’elle avait pr\u00e9par\u00e9e la veille \u00e0 r\u00e9gal\u00e9 les papilles d’un sans g\u00eane qui ne nous en a pas laiss\u00e9 une miette. D\u00e9cid\u00e9ment, nous sommes bien mieux dans la nature loin des pics assiette et des emp\u00eacheurs de dormir tranquilles.<\/p>\n Au d\u00e9tour d’un pont, un petit animal se met \u00e0 traverser la route et rebrousse rapidement chemin \u00e0 la vue des loustics qui lui arrivent dessus. C’est un petit tatou qui semble un peu plus d\u00e9gourdi que notre putois de la veille et qui retrouve rapidement l’abri de son terrier. Quel dr\u00f4le d’animal avec son museau pointu comme une souris et sa carapace. vers 12h, le vent se r\u00e9veil un peu. Il nous arrive de c\u00f4t\u00e9 avec une l\u00e9g\u00e8re composante de face. Rien de bien m\u00e9chant en comparaison des rafales d’hier. Nous passons un poste de la DDE argentine d’o\u00f9 parviennent des odeurs de grillades fort all\u00e9chantes. Comme nous arrivons \u00e0 la fin de nos r\u00e9serves d’eau et que la rivi\u00e8re est toujours derri\u00e8re des cl\u00f4tures, nous leur demandons un petit ravitaillement qu’ils acceptent volontiers. Ils en profitent pour nous poser plein de questions sur notre voyage et nous raconter quelques anecdotes sur les cyclos de passage. Au bout d’\u00e0 peu pr\u00e8s 80 kilom\u00e8tres, nous arrivons \u00e0 l’intersection avec la route 11 qui m\u00e8ne \u00e0 El Calafate. La route part tout droit dans la direction du vent et un panneau nous annonce 32km. Il est 18h et nous nous disons que nous camperons certainement en cours de route pour finir tranquillement demain. Mais la route d\u00e9file et nous ne voyons toujours pas d’eau, ni d’endroit pour camper non plus. De part et d’autre de la route s’\u00e9tendent encore et toujours ces fameuses cl\u00f4tures qui ne nous laissent que quelques m\u00e8tres d’espace pour poser une tente. La perspective de dormir au bord de la route ne nous enchante gu\u00e8re. Nous poursuivons donc et finissons par arriver \u00e0 El Calafate. La ville se dessine \u00e0 peine dans la lumi\u00e8re du soleil couchant qui nous aveugle. En arrivant vers le centre, nous trouvons une ville anim\u00e9e avec de nombreux gens dans la rue. Nous prenons la direction du premier camping. Une fois la tente install\u00e9e, en pr\u00e9parant la popote du soir, nous faisons le triste constat que le long de ces cl\u00f4tures infinies, nous avons vu aujourd’hui plus d’animaux morts que vivants, dont une grande partie de guanacos qui se sont fait coincer par les cl\u00f4tures.<\/p>\n Nous avons rep\u00e9r\u00e9 un petit col pour aller au parc de Torres Del Paine au Chili et qui nous ferait \u00e9viter le grand d\u00e9tour par la route principale. Comme il n’y a pas de poste frontalier \u00e0 cet endroit, nous partons voir la gendarmerie pour \u00e9tudier les possibilit\u00e9s de faire la paperasse depuis ici. En arrivant sur place, nous apprenons que ce col est ferm\u00e9 \u00e0 la circulation et qu’il faut demander la permission de passer directement au minist\u00e8re de l’int\u00e9rieur. Autrement dit, ce n’est m\u00eame pas la peine de tenter notre chance pour cette ann\u00e9e.<\/p>\n Nous partons donc en ville pour faire le ravitaillement n\u00e9cessaire aux jours de v\u00e9lo et de trek que nous pr\u00e9voyons de faire. Cette fois, c’est \u00e0 l’agence de change que nous rencontrons des difficult\u00e9. A El Calafate, la seule agence de change qui officie refuse de changer les pesos argentins le Samedi. Les autres jours c’est possible, mais le Samedi “c’est pas possible”. C’est la faute au syst\u00e8me ! Nous esp\u00e9rons donc retirer de l’argent en banque, mais une nouvelle fois “c’est pas possible”. D\u00e9j\u00e0 que la veille nous ne pouvions pas retirer au guichet des banques (encore une fois la faute au syst\u00e8me) cette fois ce sont les distributeurs qui s’y mettent: pas de dollars et tr\u00e8s peu de pesos dans les caisses. Devant tant de difficult\u00e9s qui s’encha\u00eenent et l’heure tardive qu’il se fait d\u00e9j\u00e0, nous retournons au camping retrouver le groupe de cyclistes et oublier nos malheurs.<\/p>\n<\/a>Alors que La\u00ebtitia pr\u00e9pare les sacs pour partir \u00e0 l’assaut des chemins de trek du Fitz Roy, S\u00e9bastien va faire un peu d’entretien sur les v\u00e9los qui en ont bien besoin apr\u00e8s la travers\u00e9e de la veille. Alors qu’il roulait parfaitement jusque l\u00e0, la roue arri\u00e8re est compl\u00e8tement voil\u00e9e ce matin et le v\u00e9lo est imp\u00e9dallable. Le cadre pourrait bien lui aussi avoir \u00e9t\u00e9 l\u00e9g\u00e8rement vrill\u00e9. Avec l’autre S\u00e9bastien et un cyclo am\u00e9ricain, Paul Gareau, nous essayons en vain de redresser la roue et finissons par le d\u00e9poser chez un libraire qui se trouve \u00eatre la seule r\u00e9f\u00e9rence de la ville pour les r\u00e9parations de v\u00e9los. Nous sommes contraints d’annuler nos ballades pour voir ce que donnera la r\u00e9paration. <\/p>\n
<\/a>Le Fitz Roy est l\u00e0 sous nos yeux, \u00e0 peine habill\u00e9 de quelques nuages qui ne nous emp\u00eachent pas de le voir dans toute sa splendeur. Il est clairement le plus impressionnant du lot, m\u00eame si les autres sommets alentours ne sont pas en reste. Cette vall\u00e9e glaciaire nous donnerai presque des frissons dans le dos. Nous grimpons un petit sommet \u00e0 c\u00f4t\u00e9 pour avoir une meilleur vue. <\/p>\n
Le trek du Fitz Roy<\/h3>\n
<\/a>Afin d’\u00e9conomiser quelques d\u00e9penses dans la ville d’El chaten qui pratique des prix digne de nos stations de ski, nous logeons en dortoir et partageons notre chambre avec Paul Gareau le cycliste am\u00e9ricain tr\u00e8s sympathique et un isra\u00e9lien antipathique qui s’av\u00e8re \u00eatre en plus un gros boulet. En effet, cette nuit apr\u00e8s son retour du pub, il s’aper\u00e7oit aux alentours de minuit et demi qu’il a \u00e9gar\u00e9 toutes les \u00e9conomies qu’il gardait dans sa poche. Il retourne alors la chambre plusieurs fois dans un vacarme qui r\u00e9veille tout l’h\u00f4tel et ce jusqu’\u00e0 2h30 du matin. Malgr\u00e9 cette courte nuit nous nous levons aux aurores. En effet, nous avons bien \u00e9tudi\u00e9 le parcours du trek du Fitz Roy et il semble faisable sur la journ\u00e9e \u00e0 condition de partir t\u00f4t et de revenir tard. Ce matin le ciel est bien bleu, la journ\u00e9e s’annonce sous de bons auspices. Nous partons vers la Laguna Torre.<\/p>\n
<\/a>Nous suivons ses conseils et ne sommes pas d\u00e9\u00e7us. Depuis notre perchoir, nous pouvons alors admirer une lagune d’un bleu turquoise sublime surplomb\u00e9e par une falaise d’une centaine de m\u00e8tres o\u00f9 s’accroche d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment un glacier qui laisse partir de belles avalanches de glaces. Subjugu\u00e9s par ce spectacle, nous restons un bon moment \u00e0 contempler le panorama. Le Fitz Roy se dresse devant nous, imp\u00e9rial. Ses falaises verticales et les glaciers fractur\u00e9s qui gisent \u00e0 leurs pieds nous donnent des frissons. Rares sont les alpinistes capables de s’y frotter et nous n’en faisons clairement pas partie. <\/p>\n
La Route 40 et la pampa argentine<\/h3>\n
110km, +350m, -450m<\/h4>\n
<\/a>La matin\u00e9e est occup\u00e9e \u00e0 remettre les v\u00e9los en \u00e9tat de marche. La Carretera Australe avait fini d’user nos patins de frein et il fallait rajouter quelques rustines \u00e0 des chambres \u00e0 air qui fuyaient lentement et que nous regonflions tous les matins. Nous pouvons maintenant nous remettre en selle et partons le long du lac Yenma sur une route asphalt\u00e9e, en l\u00e9g\u00e8re descente avec un vent puissant \u00e0 la patagonne qui nous souffle dans le dos et nous permet d’atteindre r\u00e9guli\u00e8rement les 40 km.h sans effort. Lorsque nous nous arr\u00eatons faire des pauses pour observer la route, nous tenons mal debout, si bien que nous reprenons vite nos v\u00e9los pour nous sentir plus \u00e0 l’aise. <\/p>\n
<\/a> La route d\u00e9file \u00e0 toute allure sous nos roues. Heureusement d’ailleurs, car les 80 kilom\u00e8tres qui nous s\u00e9parent de la route 40 nous auraient sembl\u00e9 un peu long. Dans cette pampa dess\u00e9ch\u00e9e, le paysage est assez monotone. Nous longeons en permanence des cl\u00f4tures qui entourent les terrains des rares estancias qui jalonnent le parcours. Ces kilom\u00e8tres de barri\u00e8res s’av\u00e8rent fatals pour de nombreux Guanacos qui se retrouvent pi\u00e9g\u00e9s en essayant de les franchir. Nous arrivons \u00e0 la route 40 qui nous fait changer radicalement de cap et nous am\u00e8ne le nez droit dans le vent. Notre allure retourne alors sous les 10 km.h et il nous faut pousser sur nos p\u00e9dales. Apr\u00e8s plus de 100 kilom\u00e8tres, nous franchissons notre premi\u00e8re rivi\u00e8re depuis le d\u00e9marrage et nous d\u00e9cidons de poser notre campement. Nous prenons une petite route sableuse qui monte dans un paysage de garrigue \u00e9parse. Nous nous posons sur le sable au milieu de petits arbustes secs et pleins d’\u00e9pines qui nous rappellent fortement la Bolivie. Aussit\u00f4t arrivent un nuage de petits moucherons noirs que nous connaissons bien et qui ne nous avaient pas manqu\u00e9s.<\/p>\n
Vers El Calafate<\/h3>\n
108km, +650m, -750m<\/h4>\n
<\/a>Pas un bruit n’est venu perturber notre sommeil cette nuit et S\u00e9bastien a bien du mal \u00e0 se tirer de son sommeil profond. Il fait beau ce matin, le vent est tr\u00e8s calme mais le ciel est d\u00e9j\u00e0 assez couvert. Nous reprenons la route 40 que nous avions quitt\u00e9 pour la nuit. Elle est un peu plus passante que la veille, mais nous restons loin du trafic intense que nous avait d\u00e9crit certain cyclos. Nous p\u00e9dalons dans ce paysage toujours aussi sec en voyant au loin les cha\u00eenes de montagnes qui bloquent le passage de gros nuages mena\u00e7ants. Quelque part, \u00e7a nous convient comme \u00e7a aujourd’hui. Au loin, quelques guanacos paissent le peu de plantes qui parviennent \u00e0 pousser. De temps en temps ce sont des \u00e9meus que nous voyons s’enfuir \u00e0 toutes jambes. Tous ces animaux ne pr\u00eatent pas beaucoup d’attention aux voitures, mais prennent leurs pattes \u00e0 leur cou d\u00e8s que nous arrivons. Nous apercevons aussi un bel oiseau de belle envergure qui nous parait bien \u00eatre notre tout premier condor. <\/p>\n
<\/a>Nous finissons par les laisser \u00e0 leur grillades et partons un peu plus loin pour nos sandwichs. Apr\u00e8s quelques kilom\u00e8tres de monotonie entrecoup\u00e9e \u00e7a et l\u00e0 par quelques belles fleurs, des insectes et un renard, nous arrivons sur les hauteurs du lac Argentina, plus grande r\u00e9serve d’eau du pays. Quelques icebergs d\u00e9rivent lentement dans cette immensit\u00e9 bleu turquoise qui rehausse un peu les couleurs tristes alentour.<\/p>\n
Le glacier Perito Merino<\/h3>\n
<\/a>Pour cette petite journ\u00e9e de repos, nous allons faire un tour au fameux Perito Moreno. Ce glacier gigantesque n’est en fait qu’une toute petite langue qui prend sa source dans le Campo de Hielo Sur. C’est un glacier tr\u00e8s dynamique qui avance chaque jour de 2m. Un des rares glaciers qui grandi encore. Il est en permanence recharg\u00e9 par les pluies abondantes qui viennent de l’oc\u00e9an Pacifique. Sa taille n’est pas son seul int\u00e9r\u00eat. C’est un glacier vivant qui offre un spectacle quotidien de bruits de glace qui travaille et de gros blocs qui s’effondrent bruyamment dans le lac. Une petite ballade sur un ponton de bois permet de l’appr\u00e9cier sous diff\u00e9rents angles et on ne se lasse pas de l’\u00e9couter craquer en esp\u00e9rant voir tomber tous ces blocs en \u00e9quilibre pr\u00e9caire.
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El Calafate: “c’est pas possible”<\/h3>\n
A nouveau sur la route<\/h3>\n
115km, +925m, -600m<\/h4>\n
<\/a>Quelle belle journ\u00e9e aujourd’hui. Le ciel est bleu parsem\u00e9 de quelques nuages et un vent puissant souffle vers l’Est, droit dans la direction que nous devons prendre. C’est donc sur les chapeaux de roues que nous quittons cette ville qui ne vit que du tourisme, avec ses nombreuses boutiques qui proposent toutes la m\u00eame chose. Nous retrouvons la pampa s\u00e8che, d\u00e9serte et cl\u00f4tur\u00e9e. Au loin nous apercevons un couple sur le c\u00f4t\u00e9 de la route. C’est Erin et Allen, les deux am\u00e9ricains en tandem qui viennent de r\u00e9parer une nouvelle crevaison. Leur compagnie \u00e9gaye beaucoup les paysages monotones que nous traversons et nous prenons grand plaisir \u00e0 faire route commune. Eux aussi sont assez attrist\u00e9s par tous ces cadavres d’animaux que nous voyons sans cesse en bord de route. Un chilien nous apprend que c’est l’hiver tr\u00e8s rude de cette ann\u00e9e qui a fait l’h\u00e9catombe que nous observons. En fin de journ\u00e9e nous \u00e9tablissons ensemble notre camp \u00e0 l’abri du vent derri\u00e8re un poste de police ferm\u00e9.
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