12Mar/12Off

Premiers jours en Thaïlande

Entrée en Thaïlande

110km, +500m, -450m

de la verdureLe passage de la frontière s'effectue sous une chaleur écrasante. Nous perdons des litres d'eau à grimper les quelques côtes de cette seule région vallonnée de tout notre séjour au Cambodge. C'est la fin du massif des Cardamomes qui vient réveiller un peu nos mollets trop habitués au plats tranquilles et même si ça ne dure que quelques kilomètres, nous les sentons bien passer.

Après la frontière, le contraste avec le Cambodge est saisissant. Le pays est beaucoup plus vert. Partout des arbres, des plantes là où les terrains voisins étaient bien plus désolés. Nous sommes accueillis par une petite pluie rapide et chaude qui nous fait plutôt du bien. La Thaïlande est aussi beaucoup plus propre que son voisin. Les abords des routes ne sont pas constellés de détritus, les jardins jardins sont fleuris et nous voyons même des fleurs au bord des routes.

marchéLa route qui mène du poste frontière de Pang Nam Ron est très passante et les thaïs semblent adeptes de la vitesse. Du coup nous cherchons une route secondaire. Malgré l'incompréhension des locaux qui nous pointent systématiquement sur les grands axes, nous nous entêtons jusqu'à trouver notre bonheur. Enfin un peu de tranquillité. Ces petites routes moins bondées sont beaucoup plus agréables. Nous traversons des zones maraîchères et pavillonnaires paisibles jusqu'à un croisement où à lieu un marché. L'heure est parfaite pour une halte et nous n'avons pas de mal à trouver quelque chose à grignoter dans les nombreux stands dont beaucoup nous donnent envie. Nous finissons avec une crêpe au coulis de chocolat, au lait condensé et autres sucreries. Le résultat est étrange et surtout très sucré, mais pas déplaisant.

Nous arrivons assez tôt à Chantabury où nous déposons les vélos pour un petit tour à pied dans la ville qui grouille de vie. C'est un haut lieu du commerce de pierres ce qui engendre une grande activité annexe de marchés en tout genres. Comme plein de choses nous donnent envie, nous nous lâchons un peu. De temps en temps quelques surprises un peu trop pimentées pour nos palets délicats de pieds tendres viennent nous rappeler le goût des asiatiques pour les plats relevés.

Bangkok

Démarrage avant l'aube ce matin pour prendre le bus de 3h du mat qui nous amène à Bangkok juste avant le levé de soleil. En ce Dimanche et si tôt en journée, la ville est déjà pas mal animée. Bangkok est immense. Le bus a roulé plusieurs minutes pour pénétrer au centre et maintenant il nous faut encore faire plusieurs kilomètres de vélo pour arriver à un hôtel. Nous en trouvons un pas trop mal situé, au calme au fond d'une arrière cours. La chambre est minuscule, mais le prix est correct et nous ne sommes plus trop difficile depuis un bon moment. Nous ne nous posons pas trop et partons dans la foulée à l'attaque de la ville.

Visa or not visa

traficBangkok est une étape clef. C'est en effet l'occasion de faire les précieux visas pour la Chine et le Vietnam. Nous démarrons par l'ambassade du Vietnam où nous sommes les premiers sur place le matin. La procédure se passe comme une lettre à la poste. Nous récupérons les papiers le soir même pour la modique somme de 140€ pour deux. Ouch ... Le lendemain, nous partons à la chasse au visa chinois. Nous y arrivons encore plus tôt que la veille, mais nous ne sommes pas les premiers et très vite une foule impressionnante se masse à la porte. Nous sommes toute fois bien placés sur la grille de départ. Les papiers sont remplis, les photos ont été faite la veille dans un studio assez excentrique et nos baths sont déjà prêts a nous quitter. Mais tout ne se passe pas comme prévu. La Chine est un pays gigantesque et nous pensons en traverser une belle partie en vélo. Nous demandons donc un visa de 3 mois. De nombreuses personnes ont pu l'avoir sans souci, mais ce jour à l'ambassade de la République Populaire de Chine de Bangkok, ça n'est pas possible. Seulement 30 jours et il n'y a pas la moindre place pour négocier quoi que ce soit. petite échoppe de rueNous tombons sur une employée intransigeante et peu encline au dialogue qui souhaite se débarrasser de nous le plus rapidement. Nous repartons donc bredouilles avec de nombreux doutes sur la poursuite du voyage. 1 mois pour traverser la Chine, ça semble déjà rapide en voiture, alors en vélo ...

Après cet échec cuisant nous partons faire la tournée des réparateurs. Comme depuis le début de notre arrivée en Asie, chaque grande ville est l'occasion de faire réparer notre matériel qui tombe en miette. Les chaussures de Sébastien, les appareils photo, la caméra. Il semblerait y avoir une sorte d'étape, au bout de 6 mois à peu près, où les dégâts s’enchaînent. Cette quête nous emmène à travers la partie de la ville qui abrite les centres commerciaux gigantesques. Des bâtiments de plusieurs étages dédiés tantôt à l'électronique, tantôt au luxe; certains ne faisant que dans la contre-façon.

Un peu de visite tout de même

ruellesImpossible de passer par Bangkok sans aller faire un tour dans China Town. Avec ses corridors étroits plein de marchandises et grouillant de monde c'est un spectacle vivant dans lequel nous nous glissons avec curiosité. Le quartier est plus ou moins organisé en sections dédiées à des types de produits. Le résultat ressemble tout de même à un gigantesque bazar. Et partout des échoppes de choses à grignoter. Après ce bain de foule, nous partons en ballade à pied dans le vieux centre un peu plus calme. La ville est pleine de temples à voir. La plus part d'entre eux ne sont d'ailleurs pas que des attractions touristiques mais de véritable lieux de pèlerinage pour les bouddhistes. Où que nous allions, des dizaines de thaïs font prières et offrandes aux divinités en permanence. Nous décidons toute fois de faire l'impasse sur le palais royal dont le tarif à pris 400% ces 3 dernières années.

Notre ballade se poursuit dans le marché des amulettes. Une foule de stands offrent leur grigris aux bouddhistes qui prennent ça très au sérieux. Les futurs acheteurs scrutent longuement chaque pièce à la loupe pour en estimer la qualité. Tout cela reste cependant assez obscure à nos yeux. Nous prenons une petite ruelle sombre qui pourrait faire frémir dans nos cités, mais ici elle est pleine de vie et de marchands de brochette. Elle nous mène à un embarcadère de bateaux taxis. Les fleuves et canaux sont des voies de communication à part entière dans Bangkok et les nombreux bateaux qui y circulent font un remue ménage impressionnant sur l'eau. Sur les petits canaux, quand deux bateaux se croisent, les vagues engendrées nous secouent et remontent parfois jusqu'à mouiller les malchanceux qui ont choisi le mauvais côté pour s'installer.

Sexualité

bateau taxiLa Thaïlande à une réputation sulfureuse et nous ne tardons pas à en avoir quelques aperçus. Ce sont d'abord les couples mixtes d'hommes occidentaux qui sont venus ici chercher la petite femme qu'ils n'ont pas réussi à amadouer dans leur pays d'origine. Nous les voyons se promener main dans la main avec ces filles qui sont parfois bien plus jeunes qu'eux et les regards de certains thaïs nous indiquent qu'ils ne sont pas toujours les bienvenus. Il faut dire que les modes vestimentaires ont de quoi faire tourner la tête de ces messieurs avec les mini jupes affriolantes et autres tenues sexy. Toute fois, tout le monde nous avais parlé des thaïlandaises, mais nous avons plus succombé au charme des cambodgiennes. L'autre phénomène thaï ce sont les Lady boy, garçons franchement efféminés ou femmes troublantes qui vous laissent dans le doute.

Biking in Bangkok

La circulation dans la ville est très dense. Certains grands axes voient passer un flux ininterrompu de camions, taxis, tuktuk et scooters qui se mélangent à la manière d'un torrent de montagne avec ses remous et ses changements de rythme constants. Dans ce trafic souvent ralenti par les nombreux bouchons, les cyclistes sont plutôt avantagés, mais gare au redémarrage soudain ou aux quelques appels d'air dans lesquels les chauffeurs lâchent toute leur frustration sur la pédale d'accélérateur. Au delà du trafic, la ville elle même est impressionnante lorsque nous passons sous 3 niveaux de routes et autres voie de métro. Faire du vélo dans Bangkok reste tout de même un sport qui réclame une bonne dose d'attention et de dextérité. Heureusement, à l'heure de pointe le trafic ralenti suffisamment pour redevenir plaisant à rouler. Pour les amateurs d'adrénaline, il y a encore mieux ...

Biking in Bankok By Night !

Panorama sur la villeUn sport extrême. La circulation nocturne est sportive. Toujours aussi dense et folle. TukTuk et taxis dans leurs habits de néons colorés, bus et voitures se bataillent férocement la route et au milieu deux cyclistes, nous. La nuit renforce l'impression de vitesse et nous avons à chaque fois le sentiment de faire partie d'une course de rallye, un peu à la manière des jeux vidéo. Quelques piétons ou pousse-pousse parfaitement invisibles remontent de temps en temps la route en sens inverse histoire de tester nos réflexes.

Au final nous avons pédalé plus de 120 km dans cette ville et nous n'en avons vu qu'une toute petite partie.

Remplis sous: thailande, voyage Commentaires
Commentaires (6) Trackbacks (0)
  1. Belle route à vous
    Merci pour la vidéo, j’ai eu peur de vous imaginer tout deux, tout frêle sur vos vélo dans ce tumulte.
    Belle continuation
    Bravo pour votre page Facebook
    Merci de nous faire participer à vos aventures
    Je vous embrasse
    chloé

    • Il y a des fois ou nous n’en menons pas large, mais heureusement, la plupart du temps tout se passe plutot bien

  2. Et où est le casque dans cette jungle urbaine??? Pris en flagrant délit de désobéissance , le Seb qui avait promis à sa mère de porter son casque en toutes circonstances!

  3. bonjour à vous deux
    j’espère que la Thaïlande vous laissera comme à nous des souvenirs impérissables
    ce voyage reste toujours celui que nous avons apprécié le plus
    bonne continuation vers le vietnam et la chine que nous avons visités aussi
    a bientôt vos nouvelles aventures
    bisous à vous deux
    cousine Renée

  4. Ah ouais, à côté les italiens ils sont sérieux au volant … Belles photos as usual

  5. C’est clair que ça vous dépayse complètement !!! Sur la vidéo on arrive même pas à voir le nombre de voies!! Encore une expérience.


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