11Oct/11Off

Trek dans la Cordillera Real

Le départ pour les montagnes

Cholita endormie a Sorata Aujourd'hui nous souhaitons prendre le bus pour Sorata, départ de nombreux treks dans la Cordillera Real aux alentours de La Paz. Cependant il nous reste quelques affaires à régler en ville avant le départ. Avec les parades militaires et les nombreux bouchons, nous arrivons en centre ville vers 13h30. Déjà, l'office de cartographie où nous avons commander des cartes précises n'ouvre qu'à 14h30. Sébastien cherche l'outils de nettoyage du réchaud que nous avons perdu à Puno, sans succès. Il se rabat donc sur une pince classique, un peu lourde, mais qui fait l'affaire pour une somme dérisoire. Quand finalement nous obtenons les cartes, 2 sont indisponibles, celles du démarrage qui plus est. Après avoir écumé les librairies, nous finissons par en trouver une qui couvre nos besoins, même si elle est un peu grande. En effet elle couvre toute la cordillère alors que les autres sont au 1/50 000e. Mais bon, au moins pourra-t-on se repérer sur les premiers sentiers. Après un dernier passage en agence pour louer des bâtons de marche dans l'espoir de soulager un peu nos dos des sacs qui pèsent sous le poids de 7 jours d'autonomie en nourriture, nous filons attrapper l'avant dernier bus pour Sorata. Nous nous félicitons d'avoir réussi à partir malgrè toutes les embûches et galères de l'après midi. Mais la joie est de courte durée quand Laetitia remarque que nous avons oublié les cartes à l'agence du bus! Un coup de fil depuis notre bolide qui fonce sur la route et on nous dit qu'elles seront mises dans le 1er bus du lendemain ... croisons les doigts.

1er jour de trek : un démarrage à contre-temps

+1500m/-0m

Laeti au col de Wila Khota Nous nous levons dans une ville de Sorata qui peine à se réveiller. Quand le 1er bus du matin arrive, bien entendu les cartes ne sont pas là. Elles arriveront par le bus suivant qui démarre de La Paz et sera là vers midi. Nous cherchons donc à occuper cette demi-journée du mieux que nous pouvons. Vers 12h30, après l'arrivée des cartes, nous prenons enfin le chemin des montagnes en laissant derrière nous cette ville de Sorata qui nous a laissé une impression mitigée. Les populations alentours sont de langue Aymara. Contrairement aux Queshuas, ils nous semblent beaucoup plus froids. On répond à peine à nos bonjours sauf éventuellement pour nous demander des bonbons où de l'argent.
Le démarrage du trek est assez commun à travers des petits villages de montagne. Par contre, il est d'entrée assez raide. Vers Quillabamba nous partons enfin dans la montagne, la vraie, par un chemin vertigineux bordé de munya qui embaume le parcours. Nous prenons très vite de la hauteur et les sacs chargés pèsent des tonnes. Vers 17h nous atteignons le village de Lakhatilla après 1500m de dénivelé. Juste au dessus du village du village se trouve une zone de replat avec un ruisseau, un endroit idéal pour poser la tente. A peine la tente installée, nous nous retrouvons entourés par les nuages qui montent de la vallée et qui nous isolent du reste du monde.

2e jour de trek : de Lakhatilla aux hauteurs de Cocoyo

+1400m/-800m

Dans la descente vers Ancoma Nous nous réveillons au son de la pluie qui martèle la tente. Du coup il nous faut nous préparer dans cet espace confiné où l'on se marche un peu dessus. Heureusement, après le petit déjeuner, lui aussi préparé et mangé sous la tente, la pluie consent à cesser. Quand nous sortons enfin le nez de notre refuge, nous sommes dans un épais brouillard qui ne nous autorise qu'une centaine de mètres de visibilité. Pas simple de suivre le chemin sur la carte dans ces conditions. Après avoir monté toute la journée d'hier, il faut commencer par l'ascension d'un col à 4900m ce matin. 800m de grimpette pour se chauffer les mollets ... où plutôt se les surchauffer d'entrée. La pente est sacrément raide et les pierres rendues glissantes par la bruine et la boue n'arrangent pas les choses. La brume refuse de se lever et le chemin et parfois difficile à débusquer. Nous en venons à nous égarer légèrement alors que nous atteignons le col. Heureusement pour nous, nous tombons sur une cabane où grésille un poste radio. A l'intérieur 3 mineurs attendent l'acalmie pour reprendre le travail. Ils viennent d'ouvrir une nouvelle mine de cuivre à 1h de marche de là aux alentours de 5500m d'altitude. En plus l'un d'entre eux est guide de montagne pendant la saison touristique, un aubaine! Il nous donne la direction du col. Au final nous n'étions pas bien loin du bon chemin. La fin de l'ascension se raidit encore et nous finissons la montée sur la pointe des pieds, à court de soufle. En haut, le panorama est toujours aussi gris, si bien que nous ne nous attardons pas. Il y a maintenant une belle descente qui nous fait perdre toute l'altitude que nous avions chèrement gagnée. La vue se dégage un peu pour le plus grand plaisir de nos pupilles. Les montagnes qui nous entourent sont impressionantes. Seb et les llamas Faute de chemin, nous nous engageons une nouvelle fois hors piste. Cette fois-ci, avec la vue en plus nous avons une meilleure idée de l'endroit où nous sommes et décidons de poursuivre vers une zone de plat parallèle au chemin prévu. Nous bifurquons le long de la rivière pour rejoindre l'itinéraire normal et nous retrouvons à descendre une paroie un peu raide envahie de végétation, quand soudain c'est le grand saut. La rivière finit en une cascade d'au moins 40m. Nous improvisons la descente par une autre voie un peu plus praticable et retrouvons enfin un chemin clair. Enfin un peu de plat pour dégourdir les jambes. Ca ne fait pas de mal. Avanr d'arriver à Ancoma, nous prenons à droite pour la dernière de la journée en direction de Cocoyo. La montée, moins raide que le 1er col, n'en est pas moins sportive. Après 600m de dénivelé, nous arrivons enfin en haut et pouvons apercevoir la zone de replat pour le bivouac du soir. De ce côté du col, la vue est un peu plus dégagée et nous voyons déjà ce qui nous attend le lendemain. Une fois la tente posée, les nuages montent de la vallée et nous plongent à nouveaux dans la brume. Décidément, cette journée aura été humide et embrumée.

3e jour de trek : de Cocoyo à Chajolpaya

1000m/-1400m

Montee apres Cocoyo Ce matin encore nous nous réveillons sous la pluie. Nous nous préparons donc une nouvelle fois dans l'espace restreint de la tente. Déjà la chorégraphie se déroule mieux. Cette fois, la journée démarre par une belle descente de 600m sur Cocoyo. Le chemin descend en pente raide le long d'une rivière. Nous adminrons la végétation variée, fougères, cactus, munya, etc. Nous arrivons avec appréhension aux abords de Cocoyo dont nous avons eu de mauvais échos. Hormis les réclamations des gosses qui veulent des bonbons, rien de particulier à signaler. Nous ne ressentons pas la froideur qu'on nous avais annoncée. Par contre le village est particulièrement sale, jonché de détritus. Nous profitons de la boutique du village pour acheter le sucre que nous avions oublié, élément incoutournable pour accompagner l'avoine que nous avons prévu pour les petits déjeuners qui viennent. A la sortie du village, nous prenons une piste jusqu'au village suivant. La montée de 800m est longue et fastidieuse. Le manque de visibilité ne permet pas de penser à autre chose en observant les sommets. De l'autre coté du col, c'est la même purée de pois. La journée est très humide, les pierres sont glissantes et nous devons constamment enjamber des ruisseaux qui se sont formés et envahissent parfois le chemin lui même. Nous arrivons dans le village de Chajolpaya où 2 hommes nous confirment la direction. Laetitia est intriguée par leur sac qui gigotte. Il contient un canard qui a bien raison de ne pas être rassuré. Nous marchons encore une petite heure pour nous éloigner des habitations et surtout du vieux râleur qui nous acceuil par une volée d'insultes en Aymara que nous ne comprenons biensûr pas. Nous nous posons au bord d'une rivière couleur de lait qui aura raison de notre pompe à eau. Malgrè quelques nettoyages successifs, nous n'arrivons pas à la débloquer. La pluie rédémarre et nous nous couchons un peu frustrés par cette journée de galère qui finit par une soupe renversée dans la tente.

Laeti dans la montee enneigee

4e jour de trek : de la pluie, de la pluie, de la pluie ...

+800m/-1200m

Dans les marecages ... Cette fois, pour changer, nous démarrons sous un soleil radieux. Nous avons enfin l'occasion de voir la vallée où nous nous sommes posés. Les sommets sont impressionants avec leurs glaciers. Malheureusement le plaisir est vite écourté et nous finissons l'ascension du col sous la pluie. Vers midi, une courte éclaircie nous permet de manger au soleil et de nous réchauffer un peu les os. Puis nous sommes repartis pour 4h de pluie non stop. La descente n'en parait que plus interminable. Les mains et les pieds trempés, frigorifiés nous poussons jusqu'au village d'Amaguaya où la pluie s'arrête enfin. Nous remontons un peu la vallée suivante en quête d'un lieu de bivouac. Le ciel se dégage un peu plus et nous pouvons au moins poser la tente au sec et manger dehors à la lueur de la lune. Nous croisons les doigts pour demain...

5e jour de trek : Trop c'est trop

+600m/-500m

Laguna La matinée démarre par un soleil chaleureux. 2 jour de suite ... quelle veine ! Alors que le petit déjeuner est servi, il nous faut défendre notre terrain face à un troupeau de vaches que notre présence semble contrarier. Laeti manque même de se faire charger alors qu'elle a le dos tourné. Ca commence fort. Nous parvenons tout de même à imposer notre volonté à ces bovins mal léchés. Nous reprenons la route qui monte vers les Lagunas Qutas et XXX. Invariablement, les nuages montent de la vallées et nous finissons à nouveaux dans la brume et sous la pluie. Nous sommes sur une piste et nous espérons vivement pouvoir attrapper une voiture qui nous emmènerait un peu plus loin, le temps que la pluie s'arrête. Laetitia espère récupérer du beau temps en passant de l'autre côté des montagnes. Mais le temps passe et toujours aucun signe ni d'acalmie, ni de voiture ... Le moral commence à vasciller. Arrivés à un col vers 4800m, la pluie ayant bien baissée, nous déjeunons dans la neige. Comme il faut bien avancé, nous nous remettons en route, quand soudain nous entendons un bruit de moteur qui vient dans notre direction. Le chauffeur s'arrête mais la voiture est déjà pleine. Il nous dit par contre qu'un autre véhicule les suit et qu'ils ont de la place. Nous arrêtons à nouveau le second 4x4. Ils vont à La Paz. Après toute cette pluie et ces montagnes que nous n'avons quasiment pas vues, nous leur demandons de nous y ammener aussi. Quelques hésitations du chauffeur qui finit par accepter pour une soixantaine de bolivianos. Nous montons à l'arrière où nous rejoignons un mouton ligoté. La pauvre bête semble se douter de son issue. La piste qui rejoint la route et très chaotique et le 4x4 veillot nous renvoi chaque bosse de cette route aérienne où la moindre erreur serait fatale. Nous arrivons tant bien que mal à El alto où nous prenons une série de bus pour rejoindre le centre ville. Pour finir en apothéose, nous nous apercevons que nous avons oublié les bâtons de location dans le 4x4. Décidément, ce trek nous laissera un arrière goût amer.

Seb dans le 4x4 du retour

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10Oct/11Off

Le Pérou, c’est fini

Le bilan

Le Perou est un pays plein de diversites et de contrastes. Nous n'avons pas eu l'occasion de visiter la partie amazonienne, le nord et la region d'Arequipa.

Les plus Les moins
Sites
  • le Macchu Picchu et les sites de la vallée sacrée
  • la cordillère blanche
  • l'Ausangate
  • la péninsule Pacachica
  • Raqchi et son tourismo vivencial
  • les Plaza de Armas toujours animées et décorées
  • Lima pour sa polution
  • Cusco pour ses tarifs et son air de Disneyland
  • Taquile et Amantani pour leur manque d'authenticité
  • les églises trop chargées
Nourriture
  • les anticuchos
  • les picaronnes
  • le mate de munya et le mate de coca
  • les variétés de patates
  • les avocats gouteux
  • le citron
  • les jus de fruits frais
  • le ceviche
  • le pain
  • le fromage
  • la viande sur les étales
  • le chocolat
  • les biscuits
Quotidien
  • la diversité de paysages
  • beaucoup de belles rencontres
  • une société plus simple où beaucoup de choses sont possibles
  • les collectivos
  • l'amabilité de la police
  • les péages gratuits pour les vélos
  • la construction des maisons en adobe
  • le folklore (danse, tissus, etc.)
  • les courses au marché
  • les llamas
  • les descentes de 50km
  • une vie plus proche de la nature
  • le manque d'hygiène
  • les douches électriques
  • le mot "gringo"
  • les bolletos turistico de Cusco
  • les prix adaptés pour les gringo
  • le visa de 30 jours par défaut
  • les chiens
  • les klaxons
  • l'impossibilité d'obtenir des renseignements fiables sur les distances et les temps de parcours

Les paysages

Le folklore

Les contrastes

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10Oct/11Off

Nous voilà en Bolivie

De Puno à Copacabana

150km, +600m, -600m

Au bord du lac Ce matin, nous nous mettons en route pour la Bolivie. D'après nos estimations, il y a bien 140km. Un beau challenge, mais comme la route suis le lac Titicaca tout le long, ça devrait être assez plat. Nous partons tôt le matin de l'hôtel en direction du sud. Il fait très beau aujourd'hui. Au sortir de la ville, la route n'est pas très belle, comme souvent aux abords des grandes villes, mais rapidement, en s'enfonçant dans la pampa, les paysages deviennent plus sympathiques. Régulièrement de petites montées sont là pour nous rappeler que nous sommes certes au bord d'un lac, mais à 3800m d'altitude et que tout autour de nous il y a les Andes. Nous avançons bien et vers 12h, nous avons déjà parcouru 80 km.

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4Oct/11Off

Ballades autour du lac Titicaca

Peninsula Capachica

Au bord du lac Comme souvent en cette saison à Puno, la matinée démarre sous la pluie. Le simple bruit de cette pluie sur la fenêtre en plexiglas nous incite à traîner dans la chambre un peu plus. Nous finissons quand même par décoller après quelques crêpes qui nous réchauffent le moral. Nous commençons par acheter les billets de bateau pour aller aux îles Amantani et Taquile demain. Puis nous mettons les vélos sur un collectivo pour visiter la péninsule de Capachica à 60km de Puno que nous atteignons sur le coup de midi. Entre temps le soleil est arrivé et nous en profitons pour pique niquer au bord du lac Titicaca. La péninsule est paisible en comparaison de la ville. Le sol sec un peu rouge, les cultures en terrasses surplombant le lac bleu profond sous un ciel d'azur ont comme des airs de méditerranée. Nous croisons peu de voitures et de rares chiens, ce qui rajoute encore au plaisir de la ballade. Notre rythme s'adapte tranquillement à cette atmosphère décontractante et prenons notre temps pour rejoindre le bout du chemin.

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