24Déc/11Off

Impressions boliviennes

La Bolivie est un pays des extrêmes entre l'altiplano et les plaines marécageuses avec des conditions climatiques a l'opposé, pays isolé le plus pauvre d'Amérique du Sud mais avec des ressources minières incroyables. Nous y avons côtoyé une population indigène démunie et des paceños vivants à l'occidentale. Nous n'avons malheureusement pas pu voir les plaines de l'Ouest et la partie amazonienne, mais le haut désert de l'ouest, les berges du lac titicaca, la Paz et le cordillère royale nous ont permis d'appréhender un peu ce pays étonnant.

Les plus Les moins
Les fabuleux paysages des lagnes au pied des volcans enneigés la cordillère royale avec sa météo excécrable, la froideur de ses habitants et les nombreux déchets qui jonchent les rues des villages de montagne.
l'isla del Sel et le trek qui en fait le tour en partant de la péninsule de Yampupata les Aymaras, peuple froid au visage dur et à la carapace épaisse. Ils ne sont pas ouverts et ne voient en nous que des portefeuilles. Ils sont tellements malhonnêtes qu'ils en ont perdu toute confiance envers les autres.
le climat méditerrannéen aux abords du lac Titicaca les douaniers malhonnêtes de la Laguna Verde.
La Paz, une ville qui s'étend de 4000m à 2500m d'altitude. Une ville où l'on peut flâner sur le Prado où dans les petites rues comme la calle Jaen, avec dans le fond une vue sur les montagnes comme le Huayna Potosi. le ripio, la calamina et le vent de face, le tout souvent combiné
le chocolat Breick !! l'entrée du parc des lagunes qui a quintuplé l'année dernière pour les estranjeros (équivaut à 7 ou 8 restaurants à La Paz !)
les truffi de La Paz la saleté abondante aux bords des routes.
l'immense désert de sel d'Uyuni et l'isla Inca Huasi avec ses cactus

Vers l'Isla del Sol

Sur l'Isla del Sol

Dans le désert bolivien

Arbol de piedra

Laguna Colorada

Laguna Colorada

Désert de Dali

Désert de Dali

Remplis sous: bolivie, voyage Commentaires
5Nov/11Off

Les désert de sable du Sud Lipez

Ce n'était pas le bon chemin

40km

La laguna mystèreLa journée démarre bien. Le lieux de bivouac a été bien choisi et nous profitons rapidement des rayons du soleil qui viennent réchauffer la tente. La température est correcte et nous sommes rapidement en ordre de marche. Nous sommes bien motivés, il n'y a pas de vent, il fait beau et ce paysage de western ouvre notre appétit de découverte. Très vite le chemin se perd dans le sable. Le topo indiquait un col à 4300m et le compteur nous indique déjà 4500m. De même il nous indiquait une montée de 2km et nous grimpons de 7km. Les premiers doutes commencent à pointer dans notre tête et les traces de vélos que nous suivons semble de même chercher leur chemin. Au loin quelque chose attire notre attention. Une voiture roule à vive allure sur une route qui semble aller dans la bonne direction. Passer la frustration de réaliser que nous ne sommes probablement pas au bon endroit, nous savons au moins quelle est la direction à suivre. Le chemin est difficile, mais il serpente dans des paysages magnifiques. Nous franchissons de petits canyons secs où l'érosion à donner aux roches des formes étonnantes, le tout à l'ombre de sommets aux cimes enneigées. Il fait bon, il fait beau et les paysages sont beaux. Tout autour de nous conspire à nous faire oublier la difficulté du parcours.

Nous rejoignons enfin la route qui se trouve être en bon état et nous mène rapidement à notre première lagune de couleur gris-bleuâtre à l'aspect de nacre dans laquelle patauge une foule de flamands roses. Le tableau est sympathique, mais l'odeur de vase est prenante. Nous refaisons le plein d’énergie tout en observant les volatiles. Bizarrement nous n'avons toujours pas vu le ballet quotidien des 4x4. Les doutes précédents reprennent de l'ampleur. Après avoir pris plein sud et n'ayant pas vu de trace de 4x4 ni d'autre lagune, nous sommes à présents sûrs de ne pas être dans la bonne vallée. Il est 15h, nous sommes dans le désert et nos réserves d'eau chutent. Nous avions tout bien planifié avec ce topo qui nous lâche. Après l'avoir maudit, nous prenons plein est vers la vallée qu'indiquait le premier topo. Le vent s'est levé et il nous souffle de face. La piste ondule au pied d'un beau volcan. Derrière un des nombreux relief apparaissent soudain des bâtiments vides et déserts. Certains sont en ruines tandis que d'autres sont presque neufs. Un panneau indique que nous nous trouvons au campamento Corina, un projet de tourisme euro-bolivien. Après en avoir fait le tour, nous dénichons en contre-bas un petit cours d'eau claire où nous pouvons faire le plein. Le moral remonte aussitôt. Après avoir rempli les 12l qui nous permettent de tenir un jour et demi nous poursuivons vers l'est en direction des lagunes Canapa et Hedionda.

Derrière un col à 4450m, une étendue blanche et plane se dessine au loin. Serait-ce Canapa ? Nous sommes encore un peu loin pour pouvoir distinguer grand chose. En tout cas le relief qui s'étend sous nos yeux pourrait bien correspondre aux descriptions des topos. Notre route part sur la gauche et rejoins un plateau plus bas. Les traces de 4x4 se font de plus en plus nombreuses. Le vent s'accentue encore et il faut pousser sur les pédales pour atteindre le bout de se petit plateau et découvrir une grande lagune. L'altitude correspond, la direction aussi, mais il faudra attendre d'avoir descendu les chemin qui nous mène au bord pour avoir la preuve. Un panneau indique l'hôtel Los Flamingos, seul hôtel à des kilomètres à la ronde. Plus de doute, nous avons retrouver le chemin. Au final, ce petit détour d'à peine 30 ou 40km nous aura coûté une bonne journée d'effort, à pousser les vélos plus qu'à pédaler ainsi qu'une bonne sueur froide. Reste encore un détail à régler. Il faut trouver un endroit où dormir alors que le vent est puissant et que le paysage manque de relief derrière lesquels s'abriter. Nous allons donc frapper à la porte de l'hôtel qui est connu pour être très cher.

Est ce Canapa ? Le gérant nous annonce une première volée de tarifs qui démarrent à 85$ US par personne, alors qu'un hôtel classique coûte en moyenne 60 à 80 $B pour 2, soit plus de 10 fois moins ! Comme il n'y a personne ce soir, nous finissons par négocier la chambre à 15$ US par personne avec le petit déjeuner. Une belle prouesse pour nous autres qui sommes généralement de piètres négociateurs. Cela reste tout de même de loin la chambre la plus chère depuis notre départ. Mais quel plaisir de prendre une douche chaude après 2 jours de salar et 3 jours de désert. Nous pouvons même utiliser la cuisine. Sébastien sort alors le réchaud qui ne veut pas fonctionner. Après démontage et nettoyage complet, toujours rien. Sur les conseils d'un garçon de l'hôtel, il tente une dernière manœuvre, aspirer un grand coup au niveau de l'arrivée d'essence pour tout décoincer. Pendant ce temps, Laetitia se voit autoriser l'accès à la gazinière et la cuisine reprend son cours. Après quelques époumonages et un léger arrière goût d'essence qui est rincer à l'aide d'une bière locale, le réchaud accepte enfin de fonctionner. Nous nous dirigeons ensuite vers le lit et son énorme couette pour une nuit de repos amplement méritée.

Dans le désert

46km, +700m

Laeti et les vigognesAprès une nuit sous cette couette épaisse et bien chaude ainsi qu'un petit déjeuner frugal pour des cyclistes du désert, nous reprenons la route vers le sud le long des lagunes où les flamands roses patientent à moitié endormis que l'eau dégèle enfin. Nous passons 4 lagunes : Hedionda, Chiar Khota, Honda et Santa Cruz. Passé cette dernière, nous entamons un faux plat montant de sable où rien ne pousse. Les couleurs tout autour se résument à nouveau à des tons d'ocre et de brun. Nous entrons dans une partie vraiment désertique. Nous entamons la montée vers un col à 4650m qui nous prend une bonne partie de la journée. Arrivés en haut nous sommes surpris par le paysage. A perte de vue s'étendent des dunes de sable. Une autre surprise nous attend. Des reste de glace subsistent de ci de là alors que la température est autour de 23°C. Ces petits blocs de quelques dizaines de centimètres de haut sont sculptés par le vent et résistent étonnamment aux chaleurs de la journée.

Tiens, du sable A la descente du col Sébastien fait une petite pause réparation pendant que Laetitia part en quête d'eau dans un hôtel tout proche. En effet, ce matin nous avons constaté des trous dans le pneu arrière et la chambre à air qui tentait de s'y faufiler. Puis nous repartons sur un plateau tout aussi désertique qu'avant le col. Bien que le terrain ne semble pas si difficile, nous avançons lentement dans tout ce sable. En fin de journée nous arrivons à une formation rocheuse à l'abri de laquelle nous posons notre tente, sous l’œil de viscachas curieux. La température descend vite une fois le soleil couché. Dernière surprise de la journée, le réchaud refuse catégoriquement de fonctionner. Après avoir tenté près d'une heure les mêmes manipulations qu'hier soir, nous finissons par nous résigner. Nous ouvrons une boîte de sardines que nous accompagnons de pain et en dessert un bol de céréales. Nous nous couchons le ventre plein, mais regrettons le plat de féculents que nous avions prévu ainsi que la casserole d'eau chaude pour se laver.

Nous fîmes feu de tout bois

59km, +500m, -300m

Le bivouac providentielAprès une nuit fraîche, nous nous réveillons à l'aube par -4°C et une tente couverte de givre. Ça faisait 2 semaines que la tente était sèche tous les matins. La surprise est donc de taille. En sortant de la tente, Laetitia se souviens d'avoir vu un tas de branches non loin et nous louons la personne qui a eu l'amabilité de nous préparer tout ça. Nous allumons donc un feu pour pouvoir démarrer la journée avec un bon thé bien chaud. La température reste assez basse, le feu providentiel nous réchauffe donc en plus les os. Le démarrage du vélo s'effectue sur une route assez propre. Nous arrivons même à atteindre les 20km/h, une éternité que ça ne nous était pas arrivé. Heureusement les choses reviennent vite à la normale et nous retrouvons régulièrement quelques bancs de sable et un peu de tôle ondulée. Nous évoluons dans un paysage de dunes de sable aux couleurs variées, tantôt jaunes, tantôt oranges ou rouges. Finalement la température se met à augmenter et il fait très vite 23°C. Nous croisons un 4x4 qui s'arrête à notre hauteur. Un jeune homme en sort et se précipite vers nous.
"Vous êtes français ?
_ Oui
_ Vous savez qui a gagné ?
_ Gagné quoi ... ? Ah oui le rugby!
_ Oui, les français étaient en final hier soir
_ C'est vrai que c'est en ce moment ...
_ Vous savez qui a gagné alors ?
_ Nous ne savions même pas qu'il étaient en final."
L'arbol de piedra
Il repart donc sans sa réponse. Nous n'étions pas les bonnes personnes à qui demander. Sébastien espère que les bleus ont gagné pour pouvoir faire le malin lorsque nous iront en Nouvelle Zélande. Nous poursuivons ensuite vers le fameux Arbol de Piedra que nous avons pour nous tout seul. Contrairement aux photos que nous avions vu et l'idée que nous nous en étions fait, il n'est pas tout seul au milieu du désert mais en périphérie d'un site d'où émergent d'autres formations rocheuses. Cette pierre n'en reste pas moins étonnante et porte bien son nom avec sa base étroite qui supporte une masse plus important au dessus, à la manière d'un arbre et de ses branches. Contrairement aux jours précédents, la piste est suffisamment bonne pour que nous avancions à bonne allure. Nous arrivons sur le coup de midi à la laguna colorada, un record pour nous dans cette région. Au niveau de la lagune débute une réserve nationale pour laquelle l'entrée est payante. Sur notre topo de 2009, le tarif était de 30$B. En 2010, le prix à augmenté et est passé à 150$B. Nous n'avions pas du tout prévu cette dépense et nos stocks de bolivianos se trouvent être insuffisants. Nous nous retrouvons donc à la boutique du village attenant pour changer quelques dollars. Pas facile de connaître le taux de change ici et la propriétaire des lieux se montre particulièrement méfiante à notre égard. Après moult discussions, nous parvenons à un taux de 6.5 au lieu de 6.91 à La Paz. Comme elle n'est toujours pas sûre et à peur que nous cherchions à l'entourlouper, elle s'en va demander des conseils dans le village. Manque de chance pour elle, tout le monde lui annonce un taux autour de 6.80. Nous parvenons donc finalement à acheter quelques bricoles et à payer l'entrée du parc après que le gardien ait consenti à nous offrir un des billet au tarif des locaux.

La laguna colorada offre vraiment une vue surréaliste avec ses flamands roses, son eau mauve, ses berges vertes et ses quelques roches blanches. Ce paysage extraterrestre est dû à aux nombreux composants chimiques présents dans l'eau qui ont favorisé le développement d'une foule de micro-organismes qui donnent toutes ces Par contre, la route qui la borde et que nous remontons sur 17km est l'une des pires qui soient. Nous mettons 2h30 sur cette piste pourtant plate et nombreuses sont les occasions où nous sommes forcer de pousser les vélos. Après la route de ce matin, nous retrouvons les conditions plus classiques du Sud Lipez. S'en suit une montée vers un col à 4600m, soit 300m à gravir en 7 kilomètres. Cette fois la piste est bonne, mais c'est la pente qui se charge de nous ralentir. Avant d'atteindre le col, nous trouvons un endroit pour poser la tente, puis Sébastien se charge de la cuisine au feu de bois avec le reste des branches que nous emportées du bivouac précédent. Auprès des flammes, la température est bien supportable et on peut en profiter pour contempler le ciel étoilé tout en gardant un oeil sur le foyer. Il n'y a pas à dire, une bonne plâtrée de pâtes est plus sympathique qu'une conserve de sardines.

En plein vent

77,5km, +980m, -1100m

Salar de ChalviriQue de froid ce matin. Un petit vent glacial souffle déjà et nous nous disputons la plqce auprès du feu. Le petit déjeuner est vite avalé et nous nous mettons en route pour finir la montée entamée la veille. La pente commence assez raide ce qui nous permet au moins de nous réchauffer rapidement. Par contre, le vent qui nous avait habitué à n'arriver qu'en fin de matinée est déjà coriace et de face. Pour arriver en haut du col, qui se situe aux alentours de 4900m, nous mettons un bon moment et dépensons une belle énergie. À cette altitude un désert de pierres rouges à remplacé le désert de sable. Dans ce paysage monotone nous ne traînons pas et entamons aussi sec la descente vent dans le dos. Au passage nous croisons un engin de chantier qui est là pour améliorer la route. Au final, il l'aplanit certes, mais la rend toute molle, faisant ressortir les cailloux. Un régal pour les voitures mais pas pour les vélos. La descente nous amène vers le Salar de Chalviri tout en couleurs. Contrairement au Salar d'Uyuni, il est tout humide. L'eau hésite entre le vert et le bleu turquoise et dans l'eau se nourrissent quelques flamands roses. Un bien joli tableau après cette demi journée de roches rouges. Au bout du salar se trouvent des thermes. Nous décidons de pousser jusque là malgré la faim. Arrivés sur place il y a déjà une trentaine de 4x4 et le bassin grouille de monde. Mais le temps de manger tranquillement nos sandwichs, tout ce petit monde se remet en route, nous laissant l'eau pour nous tout seul. La température de l'eau est exquise, sans doute autour de 35°C et nous prenons un grand plaisir à traîner un peu dans le bassin quelques minutes. L'idée de se débarrasser d'une partie de la crasse accumulée depuis la dernière douche est bien sympathique aussi. La sortie du bain est un peu plus délicate avec le vent frais. Un couple de français nous annoncent que le col est très venteux. Nous nous relançons donc sur nos vélos délassés mais un peu soucieux de ce qui nous attend.

Vers le dernier colEn effet le vent est là et bien là. Nous nous approchons du désert de Dali en essuyant régulièrement des rafales de sable. Ce désert est une petite poche de sable jaune au milieu d'un grand désert rouge-orangé d'où émergent quelques roches déformées par le vent. Il n'y manque plus que quelques horloges fondues et le tableau serait parfait. Nous avons tout le loisir de l'observer car le vent qui nous arrive de face nous empêche quasiment d'avancer. La pente se raidit pour l'ascension du 2e col de la journée qui monte à 4730m et nous filons à l'allure extravagante de 4 ou 5 km/h. Quand nous arrivons à tenir sur le vélo car il faut souvent poser le pied à terre à cause de la couche de gravier. Nous atteignons le col autour de 18h. 16km de descente nous séparent du refuge et il fait nuit dans 1h. Nous décidons de tenter notre chance quand même. La route est assez bonne au début, mais ce maudit vent nous accompagne toujours. Nous apercevons la Laguna Blanca au loin alors que le jour diminue fortement. Au final lorsque nous arrivons enfin à proximité des lagunes, il fait nuit noire et nous ne voyons aucun signe de refuge. Nous décidons alors de poser la tente. Tanpis pour la douche chaude, tanpis pour le repas chaud. Nous nous contentons une nouvelle fois de pain, de sardines et de biscuits avant de nous glisser dans les duvets.

Vers San Pedro

62km, +400m, -2100m

Ça cailleL'intérieur de la tente brille des premiers rayons du soleil. Il est 5h30 et notre respiration crée des panaches blancs épais. Un coup d'oeil sur le thermomètre. Il annonce -9°C. Les bouteilles d'eau sont dures comme du béton et il nous faut une bonne dose de motivation pour nous extirper du duvet. Heureusement la température monte rapidement et le temps de finir le rangement de l'intérieur de la tente il fait déjà un bon -4°C. Dehors par contre il fait encore -9°C et les doigts et autres orteils sont mis à rude épreuve. Nous voyons enfin l'endroit où nous nous sommes posés entre 2 routes qui heureusement sont encore peu fréquentées ce matin. Pas de vue sur la lagune par contre. En même temps, de nuit ça n'aurait rien changé. Nous partons en direction de ce refuge que nous n'avons pas réussi à atteindre. il restait 5km, un peu trop pour les faire par une nuit lipézienne. Aussitôt arrivés, nous demandons un guide pour l'ascension du Licancabur. Pas de souci, départ demain matin à 5h. Hmm hmm, nous serions bien partis à l'assaut du sommet maintenant. La perspective d'attendre ici toute une journée suffit à nous faire renoncer à cette ascension. Après un petit déjeuner et une soupe de pâtes pour Sébastien, nous prenons la direction de la frontière, laissant derrière nous les lagunes.

Le poste frontière bolivien est perdu au milieu des sables. Dès notre arrivée le ton est donné, pas de bonjour mais un "quinze bolivianos !" On rétorque que c'est la première fois que nous avons besoin de payer à une frontière bolivienne. A cette simple contestation, le policier s'énerve instantanément. "On ne vient pas ici pour poser des questions. C'est la dernière fois que vous mettez les pieds dans mon pays. Dégagez d'ici !" Il tamponne nos passeport et nous somme de quitter les lieux sur le champ sur un ton menaçant. Voilà une belle façon de terminer le séjour dans le désert. Nous reprenons donc la route, mais cette fois-ci en territoire chilien. Il faut grimper quelques dizaines de mètres encore avant de se lancer sur la belle descente asphaltée de 45 kilomètres vers San Pedro de Atacama. Nous dévalons la pente avec plaisir sous les flash de photo de quelques routiers intrigués. La température monte en flèche et s'arrête à 44°C alors que nous traversons une zone de désert où les panneaux indiquent "campo minada", nous invitant gentiment à ne pas sortir de la route.

Puis vient l'arrivée au poste frontière chilien. Cette fois-ci notre timing est meilleur. Nous arrivons vers 14h, le douanier vient de terminer sa pause déjeuner. Le contrôle sanitaire est lui aussi rapidement expédié, nous laissant l'accès à cette oasis qu'est San Pedro. Le charme des murs blancs et des rues en terre brune agit rapidement sur Laetitia. Après avoir déposé nos affaires à l'hôtel nous filons manger. Vue sur le LicancaburSan Pedro est une ville très touristique et ses tarifs nous changent de la Bolivie. Par contre le service est largement à la hauteur et nous nous régalons d'un menu de légumes et de jus de fruit frais après nos 2 semaines de pâtes et autres sandwichs au thon. Malgrès les airs de vacances à la plage et l'invitation à nous la couler douce, nous partons trouver une agence pour reserver des ascension de volcans. Nous choisissons de faire le Lascar demain. S'en suit une tentative de gros nettoyage de tout le sable et du sel que nous avons ramener du désert, mais qui se trouve écourtée par les protestations furieuses de la propriétaire de l'hôtel qui n'avait pas compris que nous souhaitions nettoyer autant de choses d'un coup et qui a dû relancer une seconde fois la machine à laver contenant notre linge tellement il était sale. Nous allons finir la soirée dans un restaurant bondé à l'ambiance chaleureuse avec ses cheminées et sa clientèle braillarde. Nous allons jusqu'à nous laisser tenter par une bouteille de vin chilien pour accompagner notre bonne humeur du soir avant d'aller nous reposer 4 ou 5h en attendant l'arrivée du guide pour l'ascension du lendemain.

Remplis sous: bolivie, voyage Commentaires
5Nov/11Off

Dans les déserts de sel de la Bolivie

Le retour en Bolivie : du sable au sel

Thermes d'Enquelga Cette nuit à était particulièrement venteuse et le vent sournois a réussi à infiltrer pas mal de sable et de poussière dans la tente. Nous reprenons la route en direction des termes d'Enquelga. En chemin nous apercevons au loin 4 ou 5 autruches, qu'on appelle "suri" dans le coin. Le panneau que nous avions vu le 1er jour n'était donc pas une blague. Il y en a bien. Par contre elles sont peu nombreuses et très farouches. Elles commencent par détaler , puis lorsque que nous nous approchons un peu plus, elles s’assoient dans les arbustes et nous ne les voyons plus. Arrivés aux thermes nous en profitons pour dépoussiérer un peu quelques affaires, nous tremper les pieds dans cette qui n'est pas si chaude que ça et manger un paquet de biscuits bien appréciable. Puis nous partons en direction de Colchane où nous attend la frontière bolivienne. Quelques kilomètres avant d'y arriver nous tombons sur un tronçon de bitume flambant neuf, pile poil dans la direction du vent : un régal.

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11Oct/11Off

Trek dans la Cordillera Real

Le départ pour les montagnes

Cholita endormie a Sorata Aujourd'hui nous souhaitons prendre le bus pour Sorata, départ de nombreux treks dans la Cordillera Real aux alentours de La Paz. Cependant il nous reste quelques affaires à régler en ville avant le départ. Avec les parades militaires et les nombreux bouchons, nous arrivons en centre ville vers 13h30. Déjà, l'office de cartographie où nous avons commander des cartes précises n'ouvre qu'à 14h30. Sébastien cherche l'outils de nettoyage du réchaud que nous avons perdu à Puno, sans succès. Il se rabat donc sur une pince classique, un peu lourde, mais qui fait l'affaire pour une somme dérisoire. Quand finalement nous obtenons les cartes, 2 sont indisponibles, celles du démarrage qui plus est. Après avoir écumé les librairies, nous finissons par en trouver une qui couvre nos besoins, même si elle est un peu grande. En effet elle couvre toute la cordillère alors que les autres sont au 1/50 000e. Mais bon, au moins pourra-t-on se repérer sur les premiers sentiers. Après un dernier passage en agence pour louer des bâtons de marche dans l'espoir de soulager un peu nos dos des sacs qui pèsent sous le poids de 7 jours d'autonomie en nourriture, nous filons attrapper l'avant dernier bus pour Sorata. Nous nous félicitons d'avoir réussi à partir malgrè toutes les embûches et galères de l'après midi. Mais la joie est de courte durée quand Laetitia remarque que nous avons oublié les cartes à l'agence du bus! Un coup de fil depuis notre bolide qui fonce sur la route et on nous dit qu'elles seront mises dans le 1er bus du lendemain ... croisons les doigts.

1er jour de trek : un démarrage à contre-temps

+1500m/-0m

Laeti au col de Wila Khota Nous nous levons dans une ville de Sorata qui peine à se réveiller. Quand le 1er bus du matin arrive, bien entendu les cartes ne sont pas là. Elles arriveront par le bus suivant qui démarre de La Paz et sera là vers midi. Nous cherchons donc à occuper cette demi-journée du mieux que nous pouvons. Vers 12h30, après l'arrivée des cartes, nous prenons enfin le chemin des montagnes en laissant derrière nous cette ville de Sorata qui nous a laissé une impression mitigée. Les populations alentours sont de langue Aymara. Contrairement aux Queshuas, ils nous semblent beaucoup plus froids. On répond à peine à nos bonjours sauf éventuellement pour nous demander des bonbons où de l'argent.
Le démarrage du trek est assez commun à travers des petits villages de montagne. Par contre, il est d'entrée assez raide. Vers Quillabamba nous partons enfin dans la montagne, la vraie, par un chemin vertigineux bordé de munya qui embaume le parcours. Nous prenons très vite de la hauteur et les sacs chargés pèsent des tonnes. Vers 17h nous atteignons le village de Lakhatilla après 1500m de dénivelé. Juste au dessus du village du village se trouve une zone de replat avec un ruisseau, un endroit idéal pour poser la tente. A peine la tente installée, nous nous retrouvons entourés par les nuages qui montent de la vallée et qui nous isolent du reste du monde.

2e jour de trek : de Lakhatilla aux hauteurs de Cocoyo

+1400m/-800m

Dans la descente vers Ancoma Nous nous réveillons au son de la pluie qui martèle la tente. Du coup il nous faut nous préparer dans cet espace confiné où l'on se marche un peu dessus. Heureusement, après le petit déjeuner, lui aussi préparé et mangé sous la tente, la pluie consent à cesser. Quand nous sortons enfin le nez de notre refuge, nous sommes dans un épais brouillard qui ne nous autorise qu'une centaine de mètres de visibilité. Pas simple de suivre le chemin sur la carte dans ces conditions. Après avoir monté toute la journée d'hier, il faut commencer par l'ascension d'un col à 4900m ce matin. 800m de grimpette pour se chauffer les mollets ... où plutôt se les surchauffer d'entrée. La pente est sacrément raide et les pierres rendues glissantes par la bruine et la boue n'arrangent pas les choses. La brume refuse de se lever et le chemin et parfois difficile à débusquer. Nous en venons à nous égarer légèrement alors que nous atteignons le col. Heureusement pour nous, nous tombons sur une cabane où grésille un poste radio. A l'intérieur 3 mineurs attendent l'acalmie pour reprendre le travail. Ils viennent d'ouvrir une nouvelle mine de cuivre à 1h de marche de là aux alentours de 5500m d'altitude. En plus l'un d'entre eux est guide de montagne pendant la saison touristique, un aubaine! Il nous donne la direction du col. Au final nous n'étions pas bien loin du bon chemin. La fin de l'ascension se raidit encore et nous finissons la montée sur la pointe des pieds, à court de soufle. En haut, le panorama est toujours aussi gris, si bien que nous ne nous attardons pas. Il y a maintenant une belle descente qui nous fait perdre toute l'altitude que nous avions chèrement gagnée. La vue se dégage un peu pour le plus grand plaisir de nos pupilles. Les montagnes qui nous entourent sont impressionantes. Seb et les llamas Faute de chemin, nous nous engageons une nouvelle fois hors piste. Cette fois-ci, avec la vue en plus nous avons une meilleure idée de l'endroit où nous sommes et décidons de poursuivre vers une zone de plat parallèle au chemin prévu. Nous bifurquons le long de la rivière pour rejoindre l'itinéraire normal et nous retrouvons à descendre une paroie un peu raide envahie de végétation, quand soudain c'est le grand saut. La rivière finit en une cascade d'au moins 40m. Nous improvisons la descente par une autre voie un peu plus praticable et retrouvons enfin un chemin clair. Enfin un peu de plat pour dégourdir les jambes. Ca ne fait pas de mal. Avanr d'arriver à Ancoma, nous prenons à droite pour la dernière de la journée en direction de Cocoyo. La montée, moins raide que le 1er col, n'en est pas moins sportive. Après 600m de dénivelé, nous arrivons enfin en haut et pouvons apercevoir la zone de replat pour le bivouac du soir. De ce côté du col, la vue est un peu plus dégagée et nous voyons déjà ce qui nous attend le lendemain. Une fois la tente posée, les nuages montent de la vallée et nous plongent à nouveaux dans la brume. Décidément, cette journée aura été humide et embrumée.

3e jour de trek : de Cocoyo à Chajolpaya

1000m/-1400m

Montee apres Cocoyo Ce matin encore nous nous réveillons sous la pluie. Nous nous préparons donc une nouvelle fois dans l'espace restreint de la tente. Déjà la chorégraphie se déroule mieux. Cette fois, la journée démarre par une belle descente de 600m sur Cocoyo. Le chemin descend en pente raide le long d'une rivière. Nous adminrons la végétation variée, fougères, cactus, munya, etc. Nous arrivons avec appréhension aux abords de Cocoyo dont nous avons eu de mauvais échos. Hormis les réclamations des gosses qui veulent des bonbons, rien de particulier à signaler. Nous ne ressentons pas la froideur qu'on nous avais annoncée. Par contre le village est particulièrement sale, jonché de détritus. Nous profitons de la boutique du village pour acheter le sucre que nous avions oublié, élément incoutournable pour accompagner l'avoine que nous avons prévu pour les petits déjeuners qui viennent. A la sortie du village, nous prenons une piste jusqu'au village suivant. La montée de 800m est longue et fastidieuse. Le manque de visibilité ne permet pas de penser à autre chose en observant les sommets. De l'autre coté du col, c'est la même purée de pois. La journée est très humide, les pierres sont glissantes et nous devons constamment enjamber des ruisseaux qui se sont formés et envahissent parfois le chemin lui même. Nous arrivons dans le village de Chajolpaya où 2 hommes nous confirment la direction. Laetitia est intriguée par leur sac qui gigotte. Il contient un canard qui a bien raison de ne pas être rassuré. Nous marchons encore une petite heure pour nous éloigner des habitations et surtout du vieux râleur qui nous acceuil par une volée d'insultes en Aymara que nous ne comprenons biensûr pas. Nous nous posons au bord d'une rivière couleur de lait qui aura raison de notre pompe à eau. Malgrè quelques nettoyages successifs, nous n'arrivons pas à la débloquer. La pluie rédémarre et nous nous couchons un peu frustrés par cette journée de galère qui finit par une soupe renversée dans la tente.

Laeti dans la montee enneigee

4e jour de trek : de la pluie, de la pluie, de la pluie ...

+800m/-1200m

Dans les marecages ... Cette fois, pour changer, nous démarrons sous un soleil radieux. Nous avons enfin l'occasion de voir la vallée où nous nous sommes posés. Les sommets sont impressionants avec leurs glaciers. Malheureusement le plaisir est vite écourté et nous finissons l'ascension du col sous la pluie. Vers midi, une courte éclaircie nous permet de manger au soleil et de nous réchauffer un peu les os. Puis nous sommes repartis pour 4h de pluie non stop. La descente n'en parait que plus interminable. Les mains et les pieds trempés, frigorifiés nous poussons jusqu'au village d'Amaguaya où la pluie s'arrête enfin. Nous remontons un peu la vallée suivante en quête d'un lieu de bivouac. Le ciel se dégage un peu plus et nous pouvons au moins poser la tente au sec et manger dehors à la lueur de la lune. Nous croisons les doigts pour demain...

5e jour de trek : Trop c'est trop

+600m/-500m

Laguna La matinée démarre par un soleil chaleureux. 2 jour de suite ... quelle veine ! Alors que le petit déjeuner est servi, il nous faut défendre notre terrain face à un troupeau de vaches que notre présence semble contrarier. Laeti manque même de se faire charger alors qu'elle a le dos tourné. Ca commence fort. Nous parvenons tout de même à imposer notre volonté à ces bovins mal léchés. Nous reprenons la route qui monte vers les Lagunas Qutas et XXX. Invariablement, les nuages montent de la vallées et nous finissons à nouveaux dans la brume et sous la pluie. Nous sommes sur une piste et nous espérons vivement pouvoir attrapper une voiture qui nous emmènerait un peu plus loin, le temps que la pluie s'arrête. Laetitia espère récupérer du beau temps en passant de l'autre côté des montagnes. Mais le temps passe et toujours aucun signe ni d'acalmie, ni de voiture ... Le moral commence à vasciller. Arrivés à un col vers 4800m, la pluie ayant bien baissée, nous déjeunons dans la neige. Comme il faut bien avancé, nous nous remettons en route, quand soudain nous entendons un bruit de moteur qui vient dans notre direction. Le chauffeur s'arrête mais la voiture est déjà pleine. Il nous dit par contre qu'un autre véhicule les suit et qu'ils ont de la place. Nous arrêtons à nouveau le second 4x4. Ils vont à La Paz. Après toute cette pluie et ces montagnes que nous n'avons quasiment pas vues, nous leur demandons de nous y ammener aussi. Quelques hésitations du chauffeur qui finit par accepter pour une soixantaine de bolivianos. Nous montons à l'arrière où nous rejoignons un mouton ligoté. La pauvre bête semble se douter de son issue. La piste qui rejoint la route et très chaotique et le 4x4 veillot nous renvoi chaque bosse de cette route aérienne où la moindre erreur serait fatale. Nous arrivons tant bien que mal à El alto où nous prenons une série de bus pour rejoindre le centre ville. Pour finir en apothéose, nous nous apercevons que nous avons oublié les bâtons de location dans le 4x4. Décidément, ce trek nous laissera un arrière goût amer.

Seb dans le 4x4 du retour

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10Oct/11Off

Nous voilà en Bolivie

De Puno à Copacabana

150km, +600m, -600m

Au bord du lac Ce matin, nous nous mettons en route pour la Bolivie. D'après nos estimations, il y a bien 140km. Un beau challenge, mais comme la route suis le lac Titicaca tout le long, ça devrait être assez plat. Nous partons tôt le matin de l'hôtel en direction du sud. Il fait très beau aujourd'hui. Au sortir de la ville, la route n'est pas très belle, comme souvent aux abords des grandes villes, mais rapidement, en s'enfonçant dans la pampa, les paysages deviennent plus sympathiques. Régulièrement de petites montées sont là pour nous rappeler que nous sommes certes au bord d'un lac, mais à 3800m d'altitude et que tout autour de nous il y a les Andes. Nous avançons bien et vers 12h, nous avons déjà parcouru 80 km.

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